LITTÉRATURE - Lucien Suel, c'est d'abord une régalade de mots. Longtemps, on l'a surtout entendu, lectures réjouissantes de ses poésies, où les rimes flirtaient avec les onomatopées, où le patois bousculait le français établi. Il a beau être un fou de la Beat generation, Kerouac, Burroughs, on y trouvait plutôt un goût d'Oulipo, à la Queneau. On avait pris l'habitude d'acheter ses recueils, publiés à compte d'auteur ou chez des petits éditeurs amis. Et puis voilà qu'à la soixantaine éclose, il sort son premier roman, et dans une grande maison d'édition, la Table Ronde. Il le présente ce soir, son Mort d'un jardinier, à la librairie le Bateau Livre, à Lille. Rencontre.