POLITIQUE - Ils étaient venus parler des cantonales, mais ils ne pensaient qu'à ça. «Un FN à 23%. Que devons nous faire?» Question angoissée d'un militant, la toute première de la soirée, hier, à la réunion publique socialiste de lancement de la campagne des cantonales à Lille Saint-Maurice, dans la sallle Herbaux pleine à craquer et toute acquise. Réponse offensive de Martine Aubry : «On nous dit «le FN», mais qui nourrit le FN ? Ceux qui passent leur temps à parler de la peur de ceux qui sont différents
Juste avant, elle accuse le président Sarkozy d'avoir «abaissé la France», et de n'avoir vu de la révolution tunisienne que la menace de l'arrivée d'immigrants. «Qu'est-ce qu'il nous dit ? «Il y a un risque qu'ils viennent chez nous» Vous pensez que les gens font la révolution pour venir chez nous ? Non, ils font la révolution pour vivre chez eux, libres !» Applaudissements. Ceux qui votent Front national ? «Ils se disent "on est oublié"». Un exemple, le voyage en Tunisie de la ministre Michèle Alliot-Marie «qui pense que ce n'est pas une faute morale», de se faire payer un voyage «par un chef d'entreprise proche d'un dictateur». «La moitié des Français qui ne partent pas en vacances, qu'est-ce qu'ils en pensent ? On est dans le monde de l'argent, pendant que d'autres crèvent la bouche ouverte».
Recueilli par H.S.
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