En 2012, Aubry danse avec Van Rompuy
POLITIQUE - C'est officiel, Martine Aubry a des
plans pour 2012. C'était hier, à Lille, Herman Van
Rompuy, président du Conseil européen venu congratuler la maire de Lille, fraîche présidente de
l'Eurométropole Lille-Courtrai-Tournai. Le président
belge de l'Europe s'est targué d'être «excellent
danseur» devant un parterre d'élus français
et belges. Dans les locaux de la communauté
urbaine, il répond à la maire de Lille, qui raconte, fiérote, au détour d'un discours, le succès du Bal blanc dans les rues de Lille, il y a six ans. Elle annonce un nouveau bal de rue, déguisé, pour
2012. Alors hop, elle l'invite.
Et puis, au point-presse, rebelote. Il raconte qu'il est venu à Lille «par amitié» pour le centriste Stefaan De Clerk, bourgmestre de Courtrai, qui fut ministre dans son gouvernement et le socialiste Rudy Demotte, ministre président de la région wallonne. Van Rompuy se tourne vers Martine Aubry : «On ne se connaît pas assez pour dire qu'on est amis...». Elle, du tac au tac : «On va danser ensemble». Re-lui : «Vous reconnaîtrez mes qualités de danseur...»
Et puis Stefaan De Clerk, à propos du mandat d'Aubry à la tête de l'Eurométro, tous les deux ans, pétille : «Après deux ans ça a été un plaisir de revoir Martine Aubry à la présidence et donc on se pose la question de ce qu'elle fera en 2012... ». Hébin voilà, c'est officiel : la java avec Van Rompuy.
Haydée Sabéran
EN BREF - L'Eurométropole rassemble 145 communes et 2,2 millions d'habitants en France et en Belgique. Son rôle : tenter d'effacer la frontière. Exemples concrets? Elle soutient des pôles de compétitivité dans le textile «innovant et intelligent» et l'agroalimentaire, fait baisser les prix des trains transfrontaliers, veut créer une zone de téléphonie mobile frontalière à prix local, a déjà un office de tourisme commun et des cours de néerlandais pour que les commerçants lillois sachent recevoir les touristes flamands. Rien de prévu encore dans les écoles primaires en France, mais «la moitié des lycées lillois proposent des cours de néerlandais» assure Martine Aubry. Sur une dizaine de projets en cours en Europe, c'est le seul abouti. Et il a un mérite inattendu : grâce à l'Eurométropole, Flamands et Wallons arrivent à se parler.


Herman et Martine qui dansent, c'est un beau symbole pour la France et la Belgique. Histoire de nous faire oublier les disputes linguistiques de nos voisins et de constater que notre avenir, c'est de vivre ensemble en bonne entente.
Rédigé par : Kamyar | 11/04/2010 à 00:23
Le Succès du bal blanc à Lille ? C'est ignorer la realité !
Quand l'ancien directeur de la securité publique à pris sa retraite,vdn lui a demandé quel etait son souvenir le plus marquent.
"Qu'il n 'y ait pas eu de victime au bal blanc qui inaugurait Lille 2004."a-t-il repondu.
En effet, place de la Gare, la concentration de la foule a fait reculer d'un bon mètre le podium de choristes ; ils etaient 140 dessus ! Le capitaine des pompiers a fait evacuer et le podium et la place de la GAre en bloquant les accès.
La foule etait si dense que l'on se passait les poussettes les bras levés pour eviter les etouffements.
Et la police refoulait les cars de putatifs spectateurs à la frontière belge parce que tout Lille etait bloquée.
Le bal blanc - très mal organisé - a laissé de très mauvais souvenirs aux Lillois et aux visiteurs. Que Martine Aubry en soit fierote demontre combien elle ignore le fonctionnement reel de sa ville.
Pas un mot de ces évènements à la télé ou à la radio. La radio belge elle en parlait le soir même. VDN qui titrait triomphalement le lendemain a du quand même evoquer ce raté deux jours plus tard.
Ce n'était pas fini puisque qqes mois plus tard, une creation artistique ( ?) representant un tramway en bois dont les passagers etaient des caniches en plastique rose et bleu installé à grands frais face à la Treille etait incendiée pour faire un feu de joie sous l'oeil inquiet des pompiers.
Le lendemain, en raison du choc thermique, les tirant en inox qui tiennent la façade de la Treille se ramassaient sur le parvis. C'était la faute à pas de chance. Qui donc a payé les reparations ?
Rédigé par : Gowestyoungman | 12/04/2010 à 11:49