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05/03/2010

Roubaix : Quick halal et alors?

GRAND ANGLE - Autour du fast-food, un centre-ville en mosaïque : des dégriffés chics, une mosquée, des usines-musées, une église, un quartier riche, des cités pauvres, du chômage.

Ils viennent souvent en tête à tête. «La première fois, on a pris des gâteaux, et on est parti. Ce n’était pas encore halal. C’est comme manger pendant le carême. Ce n’est pas possible», dit la dame en bonnet de laine et manteau. Au Quick de Roubaix, elle sirote son milk-shake. Son mari, massif, cheveux blancs, termine un café. Tous deux sont Algériens, vivent en France depuis un an, après «48 ans de mariage». Elle se dit «pratiquante», lui non. Autour, la foule du midi, entre les jeunes et les couples avec poussette. La sono joue du Cindy Lauper. Pas loin, un groupe d’étudiants de l’IUT voisin, Marc, Maureen, Antony. Et Ferhat, seul musulman de la bande. «C’est pratique,avant, je ne venais pas.» Antony a l’impression qu’il y a «plus de monde qu’avant». Ses parents sont nés au Laos, ceux de Ferhat en Algérie, et pour l’un et l’autre, «avant», c’était avant le 30 novembre, avant que ce Quick devienne l’un des huit Quick halal de France (1). Près des fenêtres, des blondes et des brunes, papotent : «C’est leur liberté de faire du halal s’ils veulent augmenter leur chiffre d’affaires.» Une fille pouffe : «Je vais leur faire venir du monde, au moins quarante personnes de ma famille !» Le Quick de Roubaix est comme la ville, mélangé. Rien d’un ghetto.

Pourtant, c’est ça qui fait peur. Le maire, René Vandierendonck, un ex-centriste passé au PS (1), a déposé plainte le 19 février pour discrimination contre l’enseigne parce qu’elle ne proposait, depuis novembre, à titre «d’expérimentation», qu’une offre halal. La ville compte, selon lui, «un tiers, voire 40% de musulmans», six mosquées, cinq pagodes bouddhistes, et une bonne dizaine d’églises. Il a toutefois retiré sa plainte une semaine après.

Dans un communiqué emberlificoté, il explique qu’elle concernait «exclusivement la nécessité d’abandonner le vocabulaire de "l’expérimentation"» pour garantir «le libre choix de tous les consommateurs dans le seul établissement de l’enseigne nationale sur la ville» et qu’il se félicitait «des avancées des discussions avec les représentants de la Caisse des dépôts [actionnaire principal de Quick, ndlr] qui recherchent activement une solution technique au problème»(2). Pour l’instant, l’enseigne se contente de dire qu’elle n’est par fermée à l’option «halal et non-halal» que défend le maire. «On évalue, pour voir si on peut faire deux offres. C’est un des éléments pour lesquels on souhaite se donner du temps.» Selon la presse locale, le chiffre d’affaire du fast-food aurait augmenté de 30% depuis son offre halal. Quick France refuse de confirmer, et son patron local, Pascal Nys, un adjoint UMP dans la ville voisine de Hem, reste muet.

A table, le couple algérien ne comprend pas la polémique. La dame lève les bras au ciel. «C’est trop ! Des débats à la télé !» Lui : «Avec des types qui se proclament autorités religieuses parce qu’ils ont trois cheveux de barbe !» Le maire de Roubaix a braqué un projecteur sur sa ville. Pour dire quoi ? Qu’il ne faut pas prendre Roubaix pour une ville musulmane ? Pas sûr qu’il ait réussi…

Sur les tables hautes du Quick, Christophe, 36 ans, videur de son métier, a pris un «long beef». En guise de bacon, de la dinde fumée halal. Ça l’agace : «Depuis que c’est tout halal, je ne viens plus, j’aime pas qu’on me force la main.» Il montre un dossier en carton. «Si je suis entré, c’est parce qu’il pleut, mes documents risquaient de prendre l’eau.» Il jette un œil alentour et se marre : «Ça les empêche pas de boire des bières.» Dehors, Fred et Amélie, 20 et 18 ans, «chercheurs d’emploi», hésitent à pousser la porte, «trop de monde». Amélie : «Ah bon, c’est tout halal ? Non, ça ne me dérange pas.»

On évoque la plainte du maire, Fred écarquille l’œil : «J’irais pas porter plainte parce que j’ai pas un morceau de bacon, c’est du délire !» Orlane, 30 ans, se lève de table pour retourner travailler dans la boutique de prêt-à-porter voisine : «Moi, y’a plus rien qui me choque. Mais mon mari dit qu’on ne peut pas imposer aux gens un type de viande.» Son collègue Maxime, 30 ans, vendeur de costumes d’hommes, n’était «pas du tout» au courant. Il travaille à deux pas, mange souvent là le midi. «Halal ou pas, perso je m’en fiche.»

«Aujourd’hui, je vois moins de mariages mixtes»

Le fast-food est en plein centre-ville, au pied des boutiques dégriffées Zadig et Voltaire, Dim, Guy Degrenne… En face, la brasserie «Le Broutteux», du nom du patois de Tourcoing, sert des entrecôtes halal, et des pizzas reine au jambon. Plus bas, au Flash Burger, un burger halal aux murs vert pomme, moins de monde. Au Kentucky Fried Chicken, le poulet est «certifié halal», mais «pas les autres ingrédients», écrit avec prudence la direction.

Et tout autour, il y a Roubaix, et ses «quartiers». Le ghetto de riches près du parc Barbieux, où on paye encore l’impôt sur la fortune. Le ghetto de pauvres dans les quartiers populaires de l’Alma ou des Trois ponts, le macadam défoncé par endroits. Ici, on voit fermer les usines depuis quarante ans, un carnage. L’Alma, c’est «un sur deux au RSA», estime Georges Torrès, l’entraîneur de foot du quartier. Mais ce qui frappe aussi à Roubaix, c’est ce qui pousse sur les ruines de l’industrie et drague le touriste de passage : le musée d’art et d’industrie André-Diligent, installé dans une magnifique piscine Art déco, et dont les abords commencent à attirer les bobos, nouveaux acquéreurs des anciennes maisons de maîtres ; le Centre des archives du monde du travail qui a investi une ancienne usine en forme de château fort de briques, avec pont-levis et créneaux ; la Condition publique, un entrepôt où on conditionnait la laine brute, devenu une salle de concerts, en face d’une mosquée. Les fêtards croisent les fidèles à l’heure de la prière. Trois lieux culturels à un quart d’heure à pied du fameux Quick.

Le jour, Roubaix vit, avec ses entreprises, ses restaurants et ses cafés. A la tombée de la nuit, la ville s’éteint, comme une banlieue. Sauf le soir où l’Algérie se qualifie pour la Coupe du monde, ou gagne un match de la Coupe d’Afrique des nations. Alors ça explose de joie dans une folie de klaxons et de drapeaux. Et quelques-uns brûlent des voitures.

Le problème, c’est la tendance au repli, «pas l’histoire de la viande, dit Elisabeth Da Costa. C’est arrivé en vingt ans. Et ça me chiffonne». 33 ans journaliste, elle a grandi entre l’Alma et l’Epidème, au milieu d’enfants d’immigrés comme elle. «Dans ma courée (3), on ne se posait pas la question de la diversité, on savait qu’on était tous différents. A l’usine, les copains de mon père étaient italiens, algériens, portugais, turcs. J’ai plein de copains arabes, et je ne compte plus mes amies portugaises mariées à des Arabes. Mais aujourd’hui, je vois moins de mariages mixtes dans les publications de bans. Comme si la religion, des deux côtés, avait court-circuité tout ça.»

Rabah Mézine, 44 ans, contrôleur de gestion après avoir été ouvrier en filature, trouve aussi que «chacun se regroupe». Il dit se «languir» de son enfance, dans une courée, lui aussi, où «tout le monde se rendait service». Ce «grand laïque» a été choqué par l’offre de Quick. «C’est pas normal, cette exclusivité.» Mais sur l’islamophobie, il est choqué par les discussions de comptoir, «y compris parmi des gens que j’aime bien, c’est dramatique». Et quand il entend un jeune dans le métro traiter un copain de «francisé», choqué aussi, il entre dans la discussion. Il analyse ce repli : «Le chômage et la crise. Vous n’êtes plus reconnu. Quand mon entreprise a été liquidée, ça a été dur. Les gens vous le font sentir. Il faut se réveiller très vite pour ne pas être aspiré par le repli. On reste chez soi, entre soi. Il y en a plein qui ont été aspirés.»

Elisabeth a la nostalgie de ses «copains du samedi». Ils étudiaient l’arabe à la mosquée pendant qu’elle apprenait le portugais à l’association luso-française. «A la pause, on allait à l’épicerie sur le coin faire des provisions de clopes et de bonbons. Ils faisaient pareil. On se donnait rendez-vous dans les espaces verts, entre les immeubles. On s’arrangeait sur les horaires de récré, on disait à nos profs qu’on avait besoin d’une pause. C’était nos copains du samedi, on ne les connaissait pas vraiment. Aujourd’hui, je me demande si ça pourrait arriver.»«Mais oui», répond le fils de Rabah Mézine, Akim, 20 ans, étudiant à Sciences-Po Lille et entraîneur de water-polo à Wattrelos, limitrophe de Roubaix, avec beaucoup de petits Roubaisiens. «Jamais vu une trace de racisme entre eux. Mais chez les parents, quelquefois, des réflexions sur untel qui serait plus "turbulent" parce que "maghrébin". En fait, il n’est pas plus turbulent.» Lui aussi, ses copains sont de partout : «On est mélangés, on ne réfléchit pas à tout ça. On ne se pose pas la question.»

«La logique, c’est celle de la bande, pas de la religion»

Elisabeth se demande quand même si elle pourrait encore aujourd’hui faire des blagues à la messe, avec un copain arabe du quartier, si elle avait 10 ans aujourd’hui «On faisait entrer Ali, en douce. On le mettait dans la file pour recevoir l’hostie. Après on se faisait sermonner par le curé, mais on trouvait ça tellement marrant ! Et lui aussi. On faisait visiter l’église au petit Rebeu ! Aujourd’hui, ça ferait marrer personne.» Akim confirme. Sur la religion, les discussions passent très vite avec ses potes, «jamais plus de deux minutes, il y a une pudeur». Une preuve que les gens se mélangent encore ? «Les délinquants», sourit Lakhdar Belaïd, Roubaisien de souche lui aussi, écrivain (4) et chroniqueur judiciaire au palais de justice de Lille pour la Voix du Nord.«Il peut y avoir un Kevin dans le box et 50 Rachid dehors pour le soutenir. La logique, c’est celle de la bande, pas celle de la nationalité ou la religion.» Mais lui, il n’idéalise pas le Roubaix de son enfance. Il se souvient des racistes qui tiraient à la carabine ou au 22 long rifle, «quatre fois, et encore et je ne parle que de ce que j’ai vu».

Georges Torrès, qui vient d’inaugurer son stade de foot avec le maire, tam-tams, danses africaines et 500 personnes du quartier, met aussi le «repli» sur le compte de la fin des usines. «Le problème, c’est pas les ethnies, c’est la misère. On nous parle du "vivre ensemble", mais les gens ont déjà du mal à vivre. Ils survivent ensemble.» Il s’indigne que le budget de son club de foot, «dernier rempart de la société», ait été divisé par deux en deux ans. Aux fêtes du club, «bien sûr», il n’y a jamais de porc. «Mais personne ne m’a jamais demandé si la viande était halal.»

Haydée Sabéran

(1) Sur les 362 Quick de France, sept autres sont halal depuis le 30 novembre, Toulouse, Garges-les-Gonesse, Villeurbanne, Argenteuil, Mantes Buchelay et deux à Marseille.
(2) René Vandierendonck ne s’exprime plus sur cette affaire que par communiqués.
(3) Petite cour commune dans des impasses étroites de l’habitat textile.
(4) «Mon père, ce terroriste», Lakhdar Belaïd, préfacé par Benjamin Stora, éditions du Seuil, 263 p., 18 €.

Commentaires

Bonjour

je n'ai pas du tout apprécié l'article paru aujourd'hui sur le Quick de Roubaix; outre "la monstrueuse affaire" de la plainte du maire qui a fait une vraie connerie, la présentation que madame Saberan fait de cette ville est largement tronquée. oui, il reste des problèmes à Roubaix. Même si je n'y vis pas je m'y rend chaque jour pour mon boulot. Et j'ai vu depuis une dizaine d'année cette ville évoluer.
Pourquoi, je m'adresse à vous,madame Saberan ne pas faire une fois un article positif. quand vous parlez de notre région c'est le plus souvent pour en faire un tableau noir. Et quand c'est Roubaix c'est pire. je suis un lecteur quotidien de Libé et je ne me retrouve pas souvent dans vos articles. J'ai peut-être raté quelquechose mais je ne me souviens pas d'un truc positif que vous ayez écrit.
Vous avez sans doute remarqué que notamment Roubaix avait une autre image que celle que vous décrivez: pourquoi ne pas parler des projets en cours et de l'effervence culturelle, multiculturelle? Ce serait bien, pour montrer que vous ne vivait pas dans les guettos d'une sombre cité ou d'une région de pauvres pecnos. les problèmes sont là et il me semble que beaucoup d'associations font face. Vous semblez abonder dans le sens de Dany Boon qui a caricaturé de manière inadmissible notre région.

je respecte beaucoup votre travail mais je vous demande de "gratter" un peu et de ne pas voir que les mauvais côtés.

Bien cordialement

Valentin

PS: je n'ai pas voulu répondre directement sur le site de Libé car les premiers commentaires que j'ai vu m'ont donné la nausée.


je suis scandalisé par cet article , il me semble que les auteurs devraient vivre roubaix au quotidien dans la rue et nos derrière leur bureaux ,ou association.
je suis moi-même un émigre avec la double nationnalitè anglaise et française(grâce à un service militaire de 16 mois)mon pére est venu libérer la france et en particulier la ville de roubaix , au même titre que des soldat étranger.
à cette époque nous devions respecter les personnes dire merci, pardon ,je m'excuse,et je ne vous parle pas de l'école.
roubaix était une ville vouée au travail ,certes sous l'emprise des patrons patriarches qui ont exploités toute un main d'oeuvre maghrébienne à bas prix ,cette génération mérite tout nos respect et savait savoir le faire respecter dans leur famille.
la situation c'est dégradée au fur et à mesure par la crise industrielle,ce qui n'empêche pas la situation actuelle ,trois génération plus tard.
la ville de roubaix à fait beaucoup trop vis avis d'un politique sociale et culturelle afin d'obtenir la paix sociale,il semble clair que devant les nouveaux investissements immobilier il faut redorer son blason...
néanmoins il faut rappeler les principes des droits de l'homme , la femme etc.. c'est le respect d'autrui ; la sécurité l'incivilité,les dégradations les vols, les agressions sont malheureusement la preuve de l'incompétence de cette politique.alors pour en finir sur une note d'humour aucun fast food ne fais du fish and ships cela représente pour moi une véritable discrimination.
bien cordialement
alain


Pour moi.....seulement du bon SENS,
donc, laissons le choix aux clients pour ne pas avoir à subir celui,des faiseurs de frics
.......C'est pas compliqué??Mais il est vrai
également,que caresser les abrutis,dans le
sens du poil,peut être B E N E F I Q U E ,
au tiroir caisse.
Hervé.

Franchement, ca me gène de me retrouver dans un quick exclusivement "religieux", ici, en France, en 2010.

Un minimum d'intelligence aurait du pousser quick à garder une offre non religieuse!!

Quelle régression!!

Ca me pèse autant qu'un musulman qui ne mangerait pas Halal.

Tout cela est de mauvaise augure.

Quelle cauchemar cette ville, et le dirigeant du club de foot pour qui "nien sur il n'y a pas de porc" à sa buvette: c'est vraiment la fin; surtout que c'est au nom du vivre ensemble hahaha, n'importe quoi.

Manger halal c'est filer du fric aux Musulmans pour de nouvelles mosquées, de nouvelles demandes etc

Il est temps d'en finir avec tout ça

Je refuse de manger halal dans un lieu dont ce n'est pas la vocation première ! Et le bacon façon "dinde", que ces fast-foods se les mettent là où je pense ... C'est comme les végétariens qui essaient d'imiter les steaks hachés avec du soja : Quand on ne veut pas manger de viande, on essaie pas de faire semblant, sinon cela prouve un manque. Quand on ne mange pas de porc, on essaie donc pas d'imiter le porc ! "Tranches de dinde fumée" oui, mais le "jambon" c'est du porc et c'est tout. Que l'on respecte nos traditions françaises ! De la même manière que l'on se doit de respecter les traditions et coutumes des pays que l'on visite. C'est çà les différences qui enrichissent ! Si je vais en Inde, il ne serait pas normal que j'y trouve au menu d'un restaurant indien du conté, du saucisson ou du tournedos Rossini, bon alors idem pour chez nous. Défendre l'immigration est important, défendre les différences et les croyances l'est aussi, défendre nos traditions ne l'est pas moins !

Cette description d'un Roubaix pittoresque ne correspond en rien à la réalité. Je suis interventant social dans cette ville où j'ai grandi, dans laquelle j'ai suivi mes études et pour laquelle je continue à m'engager avec force.
Mais c'est la mort dans l'âme qu'il me faut bien le reconnaître : il fait de moins en moins bon y vivre. Sans doute aussi que je vieillis, je deviens plus irascible, plus aigri aussi, pourtant je pense être un "bon gars", et là, voir cette misère économique, sociale et culturelle se maintenir et s'aggraver me laisse entrevoir les difficultés qui nous attendent avec moins d'optimisme que la journaliste de séant.

Bonsoir,


.... dans le sens de Dany Boon qui a caricaturé de manière inadmissible notre région??? Expliquez-moi pourquoi il est si adulé dans le Nord ???
Je pense n'avoir rien compris... ou alors la misère des autres fait toujours vivre les crétins de service ?

"on nous par du "vivre ensemble", mais les gens ont déjà du mal à vivre. Ils survivent ensemble". c'est vraiment bien dit parce que c'est la réalité exacte dans les quatiers pupulaires de l'Hexagone.

Halal ou Glat Kosher?
Je ne vois pas en quoi des pratiques hygiéniques alimentaires peuvent choquer...
Chacun ses gouts. Je préfère le Munster au Livarot!!!!

Va-t-on voir le quartier pour musulmans, le quartier chrétien et le quartier juif? Cela se voit dans pas mal de villes dans le monde? Y viendra-t-on aussi en France?

Sacré coup de pub pour Quick ! Ce qui compte pour eux, c'est la notoriété et le bénéfice. Le Nord a toujours été à l'avant garde des évolutions de la société française, accueillant des vagues d'immigrés qui composent notre société et nos familles. Roubaix se défends bien avec son perpétuel renouvellement. Le Maire l'a bien compris en ne voulant pas que l'on stigmatise sa ville qui accepte les différences et s'en nourrit. N'oublions pas que Halal ou Casher ne change en rien la qualité de l'aliment. C'est une onction religieuse ; et celui qui n'y croit pas ne se portera pas plus mal. Pour d'autres, halal, c'est essentiel et Quick l'a bien compris. Alors cette histoire nous enseigne que la France est pluri culturelle et que tout le monde s'y sent bien, athée, musulman ou chrétien.

Je me souviens avoir mangé dans un (bon) restaurant casher à New-York. Il y avait beaucoup de touristes. Il y a aussi des restos casher en France, il me semble, on trouve leurs adresses sur internet. Il est vrai qu'un fast food comme Quick c'est pas vraiment gastronomique. A quand la vraie gastronomie halal?

Cette affaire de réaction violente montre bien que la France veut absolument que nous soyons tous des gaulois.Il faut accepter de vivre les uns à coté des autres et non les uns comme les autres.Nos différentes communautés devront se respecter et ce n'est pas en imposant un modèle unique que la paix sociale s'instalera.

Très bel article de Haydée Sabéran. Merci. Cela donnerait envie de répondre aux personnes interviwées quand je me sens d'accord et quand je ne partage pas leur analyse. J'apprécie aussi le plus sociologique et descriptif d'une situation. Ce qui donne un sentiment de véritable article d'investigation.

Quick,quelle publicité !! et pour pas cher!
est une chaîne nationale,elle se doit de proposer de la viande non hallal-
Pour les restaurant exclusivement casher,exclusivement hallal,celà est indiqué
En mangeant de la viande hallal,moi qui ne paie pas ledebier du culte,pourquoi irai-je alimenter les fonds d'une autre religion?

bravo quick allal apres cé koi supermaché hallal ou tous sera hallal faut arreter tous ca on é en france faut faire ca ché soi kar cé bon ya deja trop de faveur et jen passe

Bonjour
Le quick spécial hallal ne me dérange pas du tout. Je ne mangerai jamais la m... de ces fastfood à l'américaine.

@ titi : tu as raison, on est en France. Alors quand tu sauras écrire Français tu auras le droit de critiquer....

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