Calais : cinq No Border au poste, le hangar bouclé
SOCIÉTÉ - Le hangar qui avait été réouvert ce matin par les militants No Border a été investi par la police ce soir, et cinq militants ont été arrêtés pour vérification d'identité. «J'ai fait intervenir la police parce qu'ils avaient à nouveau organisé un accueil de migrants. Une pure provocation», dit Pierre de Bousquet, le préfet du Pas-de-Calais, ce soir.
Il ne restait que cinq militants dans le hangar de la rue de Cronstadt, vers 18h30, quand la police est entrée à l'intérieur. Les migrants et la plupart des No Border étaient quelques rues plus loin, à la distribution du repas du soir. Les cinq militants ont été arrêtés, et emmenés «au commissariat de Calais, pour vérification d'identité», selon le préfet.
Quelques heures plus tôt, le lieu était rempli de conversations et de musique : des danses kurdes, un coin cinéma, avec la projection du Ballon rouge d'Albert Lamorisse, et sous une tente de jardin un groupe autour d'un chauffage d'appoint. Il y avait du thé et du café, des militants No Border anglais, français, allemands, et une Finlandaise, et une cinquantaine de migrants, surtout kurdes et iraniens.
Seulement voilà : le lieu avait été interdit au public et évacué il y a dix jours à la demande de la maire UMP Natacha Bouchart pour «insalubrité». Pour éviter une nouvelle évacuation, les No Border avaient organisé un système d'adhésion à leur association et qualifié leur hangar de «lieu privé». Ça n'a pas suffi. «Le lieu est interdit à toute activité, à toute présence, l'arrêté est extrêmement clair», insiste le préfet «j'ai fait intervenir la police en accord avec le maire de Calais et les autorités judiciaires».
Il ajoute, à propos des cinq No Border interpellés : «Tout s'est bien passé. Ils n'ont pas été tapés».
Haydée Sabéran


euh, attention, cher Journaliste (et relecteur !) de libé ! Si tu rapportes les propos de M. le Préfet en écrivant "Tout c'est bien passé.", ce dernier, spécialiste de l'identité nationale et donc de la langue française va venir te taper pour avoir écrit "c'est" au lieu de "s'est".
Ensuite, je préférerais presque (!) que le préfet ait besoin de préciser quand les militants sont tapés que quand ils ne le sont pas.
Le simple fait d'énoncer "ils n'ont pas été tapés" précise l'exception (la rareté) de la chose.
Gerbant ce système là...
Rédigé par : Toine | 17/02/2010 à 21:40
Il a raison de le préciser, le préfet. Habituellement, on frappe les militants et c'est de bonne guerre. Rien de tel que l'intimidation physique pour décourager des manifestants. Au moins, c'est clair et on ne pourra pas dire que les forces de l'ordre font de l'excès de zèle. Monsieur le préfet assume la violence et ne se défausse pas sur les gendarmes. Mesdames et messieurs qui soutenez les migrants et les sans papiers, tenez-vous pour dit, votre solidarité vous coûtera des coups, au propre comme au figuré.
Rédigé par : Kamyar | 18/02/2010 à 09:08
Il faut apprécier la formule "ils n'ont pas été tapés"comme étant un aveu selon lequel habituellement les militants sont tapés.
Merci Monsieur le préfet de l'avoir reconnu mais je ne sais pas si cela est bon pour votre avancement.
Rédigé par : Tristounet | 18/02/2010 à 14:46
bonsoir.
pour la police au lieu de s'occuper des migrants il ferait mieux de s'occuper des enfants qui disparaissent des maris qui tuent leur femmes des pédophiles des viols ect:::::::::::::::::::::
Rédigé par : mordacq christian | 19/02/2010 à 00:06