IUFM : Valérie Pécresse et les élèves invisibles
ÉDUCATION - Soit Valérie Pécresse fait des blagues, soit on parle pas de la même chose. Hier à l'Assemblée, en réponse au député nordiste Yves Durand (PS) qui conteste la réforme des Instituts universitaires de formation des maîtres, la ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur a soutenu que jusqu'ici, «la quasi-totalité des jeunes professeurs qui arrivent en septembre devant les classes n'ont jamais vu aucun élève». Surprise : ce n'est pas ce qu'on a constaté, à l'IUFM du Nord-Pas-de-Calais, par exemple. Et ce n'est pas non plus ce que disent les jeunes profs. C'est même le contraire.
Brouhaha. «Désormais, ajoute la ministre, avec la réforme ils auront trois fois plus de possibilités de stages». Au même moment, brouhaha, sur les bancs socialistes, le député nordiste, par ailleurs secrétaire national chargé de l'éducation au PS, hoche la tête, fait la moue. On lit sur ses lèvres : «c'est pas vrai». Le même au téléphone, quelques heures plus tard dans le TGV : «Valérie Pécresse ment. Et avec un aplomb considérable».
Que disent les jeunes profs? Pas toujours ravis de leur passage à l'IUFM, mais sûrs d'y avoir fait des stages. Jusque juin 2009, les stages d'observation de première année étaient facultatifs, les stages de deuxième année, seul devant la classe, obligatoires : l'étudiant est fonctionnaire-stagiaire.
En primaire, stages d'observation en première année, avant le concours, puis au moins un quart temps devant les élèves, un jour par semaine, l'année suivante. «Trois fois une semaine d'observation, en première année, puis en deuxième année, deux fois trois semaines, et puis toute l'année, une classe, un jour par semaine», précise Emilie, déjà directrice d'école, en Sambre-Avesnois, un an et demi après son diplôme. Elle ajoute : «En plus des ateliers de pratique pédagogique, trois demi-journées dans la même classe, avec un enseignant, on préparait, et puis, à tour de rôle, on prenait la classe, et on en discutait».
Chaise. Sébastien, 38 ans, professeur des écoles à Valenciennes en classe spécialisée, tout frais diplômé après avoir travaillé dans le privé, entré en deuxième année après concours externe, a fait des stages aussi. «Une journée par semaine pendant un an. De l'auto-formation en quelque sorte». Mais il ajoute : «on devait se débrouiller. On n'a pas eu de cours de gestion de classe. On nous explique comment faire un cours, pas comment faire quand un élève de CM2 balance une chaise ou tape le prof. On nous dit que ça vient avec l'expérience. C'est dommage».
Elle aussi se souvient aussi d'avoir fait des stages, dès la première année, mais Suzie, lilloise, prof d'anglais dans le Val d'Oise, estime qu'ils n'étaient «pas suffisants. Une semaine, et plusieurs lundis au lycée, l'année de préparation du concours, et deux classes à charge en deuxième année, en collège». Il ya aussi des stages de pratique accompagnée, «on observe un professeur, et puis on prend un certain nombre de cours sous sa direction», ajoute Sylvie Plane, du Snesup, à l'IUFM de Paris. Elle ne comprend pas qu'on lâche dans les classes des vacataires non-diplômés n'ont jamais vu un élève. «On en a eu une dans le lycée l'an dernier. Les élèves ont tout de suite vu qu'elle n'avait pas le niveau, ça s'est très mal passé. Il y en a de plus en plus, à cause des suppressions de postes et du manque de remplaçants titulaires».
Economies. Les futurs étudiants seront-ils gagnants avec la réforme? Pas sûr. Des gens lâchés devant une classe, en responsabilité, c'est justement ce qui va arriver de plus en plus, explique Sylvie Plane, du Snesup. «Valérie Pécresse joue sur les mots quand elle dit qu'il y aura trois fois plus de stages. Il y avait des stages encadrés, et on va supprimer cet outil là. On crée un statut de stagiaire, avec plus de responsabilités. Il y aura plus de stages, mais moins de stages formateurs. On fait des économies. C'est triste pour les étudiants, et c'est triste pour les élèves».
Haydée Sabéran
L'intervention de Valérie Pécresse à l'Assembée nationale après la question d'Yves Durand, sur Public Sénat.
Témoignages de jeunes profs l'IUFM Nord-Pas-de-Calais en juin 2008.
A lire aussi, ce commentaire sur le web.


Une ministre qui ment, la routine quoi!
Ces gens n'ont pas d'Honneur.
Rédigé par : DJEA | 25/11/2009 à 17:57
Les stagiaires sont lâchés devant les classes, en responsabilité, avec les IUFM qui n'ont jamais supporté une once d'autocritique. Il y règne la terreur et la médiocrité. Vous voyez beaucoup de jeunes dans les rues pour défendre ce machin, vous ?
Rédigé par : Nastassia | 25/11/2009 à 18:21
Valerie ou la methode Coue ... a force de mentir elle va finir par se convaincre que sa reforme est bonne...
Encore un petit effort Madame Pecresse.
Rédigé par : PtiDav | 25/11/2009 à 19:14
Arrêtez !
Aucun jeune enseignant n'est satisfait de l'Iufm.
Temps gâché, enseignement au rabais (le mot enseignement est la plus part du temps très exagéré) : la seule solution des profs d'Iufm d'avoir un public c'est le chantage à la validation. Sinon, vue la nullité de la formation il n'y aurait personne. Tout cela avec des crédits plutôt important.
Alors fermez les Iufm !
Rédigé par : Papou | 25/11/2009 à 19:27
Cette réaction est une désinformation éhontée. Vous faites bien de commencer votre article par : "peut-être ne parlons-nous pas de la même chose". En effet, il est EVIDENT que ce dont parle la Ministre (parce que c'est là qu'il va y avoir les plus gros changements), ce n'est pas des professeurs des écoles (anciens instits) mais des étudiants qui viennent d'obtenir le CAPES. Or, pour ceux-ci en effet, il y a bien un stage d'observation d'une semaine pendant la préparation du concours, mais celui-ci est FACULTATF! Quand mon fils préparait le CAPES de maths, il s'est inscrit au stage et : 1) ils n'étaient que 3 de sa promotion à avoir fait ce choix et 2) lorsqu'il a téléphoné à la conseillère pédagogique dont il devait observer la classe, elle lui a dit : "ce n'est pas la peine de venir. J'ai des classes de seconde cette année qui ne travaillent pas. Ce ne serait pas un bon modèle pour vous"!!! Résultat : après le concours, il a en effet été jeté devant des classes sans savoir préparer un seul cours et SANS JAMAIS AVOIR VU UN ELEVE avant!
Ce blog est d'une mauvaise foi effrayante!
Rédigé par : Lucie | 25/11/2009 à 20:09
Heureusement que c'est la fin des IUFM, bastions des pédagogues qui ne savant pas tenir une classe et ont conduit l'Educaion nationale là où elle est, c'est à dire à un rang très moyen dans les études européennes Pisa alors que l'OCDE nous explique qu'elle est dans le peloton de tête quant aux investissements.
Rédigé par : Jip | 25/11/2009 à 20:32
Nous ne sommes pas lâchés devant les classes, puisque lors de notre première année d'enseignement, nous ne faisons que 8 heures de cours par semaines et que nous sommes accompagnés par un professeur tuteur, qui vient nous voir dans nos cours et que nous allons voir dans les siens.
Le reste de la semaine nous sommes à l'IUFM soit avec des professeurs de notre matière, soit avec des universitaires. Certes, c'est cette partie-là qui devrait être modifiée puisque souvent peu utile. Mais l'année de stage ne devrait pas être supprimée; c'est une hérésie. On va envoyer devant les classes des gens qui ne seront plus formés, puisque plus d'année de stage et plus de tuteurs.
C'est ça l'amélioration de l'école ? Ce sont les élèves qui vont trinquer, mais ça n'a pas l'air d'inquiéter grand monde.
Rédigé par : Rémi D Prof de SVT | 25/11/2009 à 20:46
Pour rétablir la vérité, rien ne vaut mieux que de faire appel aux gens du terrain. Je suis prof de lettres en lycée. Depuis que les IUFM existent j'ai bien reçu dans mes classes des stagiaires de 1re année d'IUFM pour des stages courts, et j'ai "accompagné" des stagiaires de 2è année, soit en les recevant dans ma classe, soit en leur "prêtant " ma classe (en ma présence) soit en allant les visiter dans leur classe "en responsabilité" et en discutant avec eux après. V.Pécresse est donc mal renseignée.
Sur les IUFM eux-mêmes, je ne peux rien dire, sinon que j'ai remarqué que souvent mes stagiaires n'en étaient pas contents.
Rédigé par : Calmont | 25/11/2009 à 21:51
Pécresse ment! Mais tout le gouverneMENT!
Les IUFM n'ont pas la cote, surtout depuis que la droite est là et qu'elle fait tout pour montrer qu'ils ne servent à rien.Et puis les IUFM sont de gauche! Il y a quatre ans, nous nous opposions aux stages filés (responsabilité d'un stagiaire un jour par semaine) car le reçu au concours se trouvait seul en classe dès la rentrée. La formation commençait simultanément! Aujourd'hui, on fait comme si enseigner était à la portée de n'importe qui! Comme si, parce qu'on est tous passés par l'école, on était tous aptes à enseigner! C'est FAUX et ARCHIFAUX, mais ça fait faire tellement d'économie (Pas de formation=pas de formateurs)
Quand je vais chez le médecin, je ne pense pas que je pourrais être docteur... enfin peut-être que si en fait!
Rédigé par : Corinne Formatrice | 25/11/2009 à 23:17
Oh que oui nous y sommes allés dans la rue ma chère, oh que oui nous en avons passé du temps à tenter de sauvegarder un des derniers bastions de la formation de ceux qui enseigneront aux générations futures, à tes gosses, et aux gosses de ceux ci...
Oui les IUFM sont à améliorer, et si tu avait ne serait-ce que parler avec un formateur responsable de ces IUFM tu saurais qu'ils ne demandent que ça, une rénovation, des moyens supplémentaires en personnel, en heure de cours, en stage formatifs.. A la place de quoi, tout le contraire va se produire...
C'est certain, une fois dans les facs, ces étudiants ne seront plus formés à enseigner, ils apprendront des matières, ils les distillerons du mieux qu'ils peuvent (c-a-d mal...) sans qu''aucune stage ne soit obligatoire !!!
Tu critique les IUFM, oui, ils sont criticables, mais la médiocrité que tu dénonce elle vient de ceux qui refusent la rénovation, ces décideurs hauts perchés qui compte leurs deniers (les notres au passage) pour des mesures comme le bouclier fiscal, le renvoit des immigrés en charter, les cadeaux aux restaurateurs, etc...
Bref, quand tu aura ne serait-ce qu'une idée de ce que sont les IUFM, quand tu maitrisera le sujet de fait, tu aura peut être la légitimité de faire des commentaires désobligeants...
Pour le moment, va te documenter. Merci...
Ah oui, ne passe pas le concours, tu serait choquée de l'humanité de ce métier, et puis.. il faut être réfléchi.
Rédigé par : Thib | 25/11/2009 à 23:22
Pour clarifier :
le PLC2 (celui qui a le concours et qui fait sa deuxième année d'IUFM après celui-ci) a jusqu'à 8 h/semaine de cours toute l'année à donner en responsabilité. En plus des cours, une journée par semaine en formation IUFM : journée soit disciplinaire (par ex. lettres pour les professeurs de lettres, etc.) soit générale (psychologie, nouvelles technologies).
A partir de la rentrée de janvier, à ce programme sont rajoutés des cours accompagnés dans la classe d'un collègue/tuteur.
L'ensemble de cette formation est suivie par un tuteur référent, enseignant dans la m^me matière et par des formateurs IUFM qui viennent en cours pour conseiller rectifier, aider le nouvel enseignant.
Dès lors cette première année est véritablement utile pour le nouvel enseignant, lui permettant de comprendre ce qu'est l'enseignement, sans avoir en responsabilité directement 18 H à faire pour un certifié.
A la place : la réforme propose : classe en responsabilité directement à 18H + deux ou trois stages dans l'année.
Le problème de cela : un nouvel enseignant n'est pas prêt pour un plein temps : pas de préparation réelle au niveau pédagogique, pas de préparation des cours. La première année d'IUFM telle qu'elle est encore actuellement conçue permet de préparer le plein temps, tout en apprenant la pédagogie, la spécificité de l'enseignement.
De toute façon, ce gouvernement n'entend rien, car ce qu'il recherche n'est en rien lié à la recherche de la qualité de l'Educ. Nat, mais tient seulement à la volonté de diminuer le plus possible les fonctionnaires de l'Educ. nat.
Rédigé par : philippe boisnard | 26/11/2009 à 05:46
Foin des jugements de valeur : soyons concrets et précis. En Bretagne, actuellement pour les professeurs des écoles :
- la première année (équivalent M1), 1 stage d'observation (1 semaine), trois séries de 3 séances devant les élèves (encadrées), 2 semaines de pratique accompagnée (encadrées)
- la deuxième année (équivalent M2), stage "filé" tous les lundis (préparé et suivi), 1 stage de 3 semaines en janvier, un stage de 3 semaines en avril-mai. Ces 3 stages couvrent les trois cycles et sont préparés par des stages de pratique accompagnée chez des maîtres-formateur, suivis, et évalués.
Ces informations peuvent être vérifiées sur le terrain, et en consultant les plans de formation des IUFM concernés qui sont PUBLICS. A chacun maintenant de comparer cette situation avec ce qui va advenir, et d'apprécier à leur juste valeur les propos des uns et des autres.
Rédigé par : Dom | 26/11/2009 à 08:50
Je ne parle que du primaire que je connais. Ce qu'il faut à un jeune débutant ce n'est pas un immense savoir, mais du savoir-faire. Il n'a nullement besoin de bac + 5. J'ai eu en classe de première au lycée un prof agrégé qui était une nullité pédagogique.
Il faut donc qu'un futur enseignant fasse des stages en classe, avec au début un collègue chevronné qui fait le cours. Peu à peu le stagiaire prend la classe en main. La théorie ne suffit pas. On n'apprend pas à conduire ni à danser avec des bouquins.
Rédigé par : Bourguignon | 26/11/2009 à 08:51
Quelle tristesse...
D'une, part, mensonge éhonté de la part de notre ministre : des professeurs lâchés devant une classe sans formation ? C'est bien ce que nous propose cette réforme ! S'il est vrai que nos étudiants ayant eu le CAPES étaient déjà parfois lâchés avec une ou plusieurs classes en responsabilité à la rentrée suivante, ils n'en avaient pas moins le statut de stagiaires et recevaient une formation en alternance. Que propose de plus la réforme : rien, si ce n'est qu'on les mettra en stage comme contractuel, vacataire dans les classes pendant le master... après peut-être un petit stage de pratique accompagnée ou d'observation ? on peut toujours rêver quand on voit que dès cette année, les étudiants qui préparent le concours sont censés prendre une classe en responsabilité deux jours sans accompagnement d'aucune sorte : ce qui signifie que nous n'avons aucune garantie sur ce qu'ils feront pendant ces 48h... Parents d'élèves, soyez inquiets !
D'autre part des commentaires de ce blog "tapent" une fois de plus sur les IUFM. J'y travaille depuis bientôt 8 ans et trouve incroyable qu'on puisse dire autant de choses négatives à leur sujet.
En parallèle, j'enseigne un peu à l'université et c'est, excusez-moi, tellement plus facile : j'y enseigne ma discipline (et donc ne me pose pas 36 000 questions sur ce qui va leur être utile dans une classe demain). Mes étudiants sont contents et moi aussi. Alors que satisfaire mes stagiaires en prises avec leurs classes de collège ou d'école primaire me paraît nettement plus difficile au quotidien. Sauf que jusqu'ici, je croyais encore à l'utilité de ce que je faisais.
Alors allez-y renvoyez-moi à l'Université, je serai certes plus tranquille...
Mais quelle tristesse pour nos enseignants de demain (qui bricoleront "sur le tas" ce qu'ils pourront sans avoir le temps, ni le recul nécessaire, alors même que leurs conditions d'exercice promettent de se dégrader encore et encore), et pour leurs élèves qui feront les frais de cette réforme !
Rédigé par : une formatrice triste | 27/11/2009 à 10:49
des nullités je ne lis que cela dans ces comentaires aulieu de se cacher derriere un blog ou des textes AGISSONS, REFLECHISSONS,OEUVRONS pour les élèves!
pour les jeunes profs comme les anciens usés d evoir que l'on ne fait rien pour changer les choses.
à l'ecole j'apprends! j'enseigne , je veux bien eduquer egalement vu le nombre de parents depassés .Mais s'il vous plait lorsque que l'on vous sonde " collègues "
BOUGEZ VOUS
Rédigé par : chti | 27/11/2009 à 11:55
Petite reflexion personnelle.
Au Japon, il n'y a pas d'IUFM. Par eleve, la cout de la formation est moins elevé que celui d'un élève français et leur résultats au classement PISA meilleur que les notres.
Y'a t'il une corrélation? (question pour la personne qui commente en disant qu'elle est formatrice à l'IUFM). Ah au fait, j'ai été stagiare à l'IUFM et validé (donc pas de rancune particulière vis a vis de l'IUFM de mon académie,
juste une rancune tenace sur une formation minable donnée par des enseignants qui ne sont plus enseignants du secondaire depuis une ou deux dizaines d'années)
Rédigé par : Bethiaud Paul | 29/11/2009 à 01:18
J'ai été stagiaire en 98 et dans mon souvenir, nous avons eu une réunion et quelques pistes pour préparer une séquence pédagogique.
Entre ceux qui disaient "Je voudrais bien qu'on me dise clairement comment on fait" d'autres qui répondaient "il n'y a pas de recette miracle qui marche pour tout le monde" et au milieu ceux qui chuchotaient d'emblée "lui il a pas vu un élève depuis 10 ans", il était assez difficile de se faire une idée.
Il me semble que bien des aspects de l'IUFM étaient discutables, qu'en effet il y avait un côté "appelons nous collègues" mais dans les faits, le formateur prenait la place de l'enseignant et les stagiaires celle de l'apprenant, qu'on aurait sans doute pu faire autrement, mais qu'en même temps on en trouvait qui critiquaient cette méthode de travail tout en souhaitant moins de "bla bla" et plus de "dites-nous comment on fait !".
Toujours est-il qu'en affirmant que les jeunes professeurs n'ont jamais fait de stage, soit on considère les complets débutants stagiaires pour lesquels il faut bien qu'il y ait une première fois et l'affirmation est stupide, soit on considère ceux qu'on appelle "néo-titulaires", qui ont précisemment validé leur année de "stagiaire" et l'affirmation est... stupide aussi.
Alors de trois chose l'une, soit Madame Pécresse méconnaît le sujet, ce qui paraît regrettable mais pas incevable compte tenu de sa fonction, soit elle est dure de la comprenette, ce qui me paraît peu probable mais pas inconcevable compte tenu de sa fonction, soit elle est de mauvaise foi, ce qui me parait tout à fait concevable compte tenu de sa fonction ;)
Rédigé par : Damien | 29/11/2009 à 23:27
Pensez-vous réellement que la formation proposée par notre ministre sera meilleure que celle proposée par les iufm ?
Il est clair que les deux années supplémentaires suggérées par notre ministre permettront aux étudiants d'améliorer leurs connaissances. Mais n'oublions pas que les masters sont rarement pluridisciplinaires, et que donc les étudiants seront spécialistes d'un domaine et n'auront par ailleurs aucune compétence à enseigner des matières qu'ils ne maîtrisent pas. Je suis désolée mais un bon nombre de master sont inutiles à la formation d futurs enseignants.
Ne méprisons pas l'aspect didactique que peuvent apporter les iufm. Ils sont certes souvent critiqués, mais ils ont l'avantage d'avoir des enseignants qui connaissent l'enseignement primaire mieux que les chercheurs des universités. Il est vrai que la formation a besoin d'être améliorée, mais ne pensez pas que sous couvert d'une plus grande facilité d'insertion professionnelle avec le master, les étudiants désireux de faire ce métier abandonnent leur projet. Ils tenteront autant de fois que possible le concours CRPE. Cet argument n'est pas le meilleur pour faire accepter la réforme aux étudiants.
Rédigé par : Ludivine L. | 30/11/2009 à 12:00