Match fait tout pour ouvrir le dimanche
ECONOMIE - Ce matin, l'avocat des supermarchés Match a reconnu que plusieurs magasins de l'enseigne ne respectaient pas le repos hebdomadaire inscrit dans le droit au travail, mais il a tenu bon sur la légalité de l'ouverture du lundi matin au dimanche midi, devant la chambre sociale de la cour d'appel de Douai. Il estime que l'enseigne n'est pas concernée par un arrêté préfectoral, qui impose la fermeture d'un jour dans la semaine quand on est ouvert le dimanche matin. Jugement le 23 septembre prochain.
Ce qui n'avait pas été la position du tribunal de grande instance de Lille, qui a condamné les supermarchés Match le 1er septembre dernier. La plainte avait été déposée par la CFDT. Le syndicat avait diligenté des huissiers dans douze magasins Match ouverts le dimanche qui ne respectaient pas l'arrêté préfectoral. C'est ainsi qu'a été découvert la cinquantaine d'infractions à la durée légale du travail. « Le record est détenu dans un magasin de Lambersart, avec vingt jours sans repos », explique la CFDT. Me Langlois, l'avocat de Match, le reconnaît : « Effectivement, la réglementation n'était pas toujours respectée par les supermarchés Match. Mais nous allons désormais la respecter.» Sur la compensation de l'ouverture le dimanche matin, il estime que l'arrêté préfectoral ne s'applique pas aux supermarchés Match, car ils ne sont pas signataires de l'accord. Autre argument : les magasins organisent des roulantes et n'ont pas besoin de fermer pour accorder le repos hebdomadaire nécessaire à leurs salariés. Les faits le contredisent.
S.M.
Pour plus de détails, voir l'édition papier de Libération, demain matin.


Voulue par SARKOZY cette loi est un retour en arrière par rapport au système de protection du salarié acquis de longue lutte par les catholiques sociaux du XIXième siècle.
La bourgeoisie arrivée au pouvoir en 1789 avait supprimé en 1791 les corporations ( Décret d'Allarde ) et interdit les regroupement professionnels (loi Le Chappelier). Ces catholiques sociaux, le plus souvent royalistes légitimistes ont réussi à imposer un corpus de lois sociales aux libéraux affairistes.
On songe à Armand de MELUN ( loi du 22 avril 1850 sur les logements insalubres, loi du 18 juin 1850 sur les caisses ertraites, loi du 15 juillet 1850 sur les les Sociétés de secours mutuel, loi du 12 janvier 1851 sur l'assistance judiciaire....), mais aussi à léon HARMEL, à Frédéric LE PLAY, à René de LATOUR du PIN...
Duplicité du texte "réaffirmant le principe du repos dominical et visant à adapter les dérogations à ce principe dans les communes et zones touristiques et thermales ainsi que dans certaines grandes agglomérations pour les salariés volontaires"... On réaffirme un principe pour mieux le faire disparaître dans un second temps.
Quel sera la liberté du salarié? celle de dire oui au patron!!! On e en a là un exemple ici.
Il ne fallait pas assouplir la loi, mais la faire respecter. Aux maires de l'opposition d'être cohérents avec leur position initiale. A ceux de la majorité de ne pas demander d'élégibilité de leur commune à cette loi, puisque c'est la procédure.
A nous tous de défendre la déconstruction du système de protection sociale!!!
Rédigé par : Champagne et Chrétienté | 15/09/2009 à 14:22