Un journaliste viré d'une conférence de Tariq Ramadan
LIBERTÉ DE LA PRESSE - Hier soir, un journaliste de la Voix du Nord, Lakhdar Belaïd, a été éjecté d'une conférence publique à la mosquée de Lille-Sud sous les yeux de ses confrères. Tariq Ramadan s'y exprimait sur la Palestine. Le recteur de la mosquée, Amar Lasfar, a justifié ce geste devant l'assemblée en l'accusant d'avoir écrit «des mensonges», et précisant que «tout journaliste qui joue de la sorte avec nous, nous saurons lui dire que nos portes ne lui sont pas ouvertes», selon le compte-rendu du journal Nord-Eclair, qui a pu assister au débat. Entretien avec Lakhdar Belaïd.
Comment se sont déroulés les événements d'hier soir ?
Je suis arrivé vers 20h15, 20h30, je ne sais plus. La porte de la mosquée était ouverte, il y a un grand hall d'entrée. Un homme m'a fait comprendre qu'il fallait retirer mes chaussures, cela s'est passé naturellement, il m'a souri, je lui ai souri. Je suis entré, j'ai salué quelqu'un de la salle, puis je suis allé rejoindre mes confrères. A ce moment-là, quelqu'un de la mosquée, que je connais de vue, a glissé quelques mots à Amar Lasfar. La conférence avait commencé, Tariq Ramadan parlait, il y avait vraiment beaucoup de monde, cette personne a alors traversé la foule, puis a bifurqué et tendu l'index vers moi en me disant, «vous sortez d'ici.» J'étais surpris, je lui ai répondu, «mais attendez, non, je ne sors pas.» Il a répété, «vous sortez, nous avons de la mémoire, il y a un contentieux». Alors je me rends compte qu'il y a un espèce de brouhaha dans la salle, que la conférence s'est interrompu. Quelqu'un dit alors, «sécurité, sécurité».
Que se passe-t-il alors ?
Plusieurs mecs se dirigent vers moi, il y en a un qui prend mon carnet de notes, il ne me l'a pas arraché des mains, non, c'était juste pour m'aider à partir plus vite ; un autre pose ses deux mains sur mon dos, sans me pousser, non, elles sont juste posées pour me faire comprendre qu'il faut que je me barre. Il y a tous les éléments de professionnels de la sécurité. Je n'ai pas été agressé, mais ils m'ont accompagné jusqu'à la porte.
Comment expliques-tu cette réaction ?
Il semblerait que j'aurais écrit des choses qui auraient déplu. Sans doute soit sur la mosquée, soit sur le lycée musulman. Le dernier article que j'ai écrit sur ces questions, cela se compte en années. Je crois que c'est une vieille rancune irrationnelle. Dans ce métier, un contentieux peut être tout à fait légitime. On peut venir me voir pour me dire, monsieur, je ne suis pas content de votre article. Si j'ai écrit une connerie et qu'on me le démontre, je rectifie. Mais là, il n'y a rien eu de tout cela.
Tu viens de faire paraître récemment un livre aux éditions du Seuil, «Mon père, ce terroriste», qui évoque l'engagement de ton père dans la guerre d'Algérie, avec le MNA*. Cela aurait-il pu avoir un impact ?
Je ne sais pas, c'est vrai que j'ai reçu beaucoup de commentaires sur ce livre. Ce qui s'est passé m'a profondément blessé, j'avais des amis dans la salle.
Tu crois que tu aurais déçu, en quelque sorte, certains ?
On ne vient jamais te dire, «tu t'appelles Belaïd, tu es algérien, marocain, tu dois être dans notre camp». Mais c'est vrai que quand tu écris un truc qui déçoit, tu peux avoir des réactions de type social-traître, mais de façon ethnique. Moi, je ne connais pas la frontière de la déception. Et je me suis toujours défini comme journaliste, point.
Mais tu es souvent entre le marteau et l'enclume. J'explique tout cela de façon générique, cela n'est pas lié à l'épisode d'hier. Quand j'étais journaliste dans des médias nationaux parisiens, il fallait souvent ferrailler avec des chefs de service qui
s'imaginaient qu'un Belaïd était forcément le plus à même pour couvrir
les banlieues ou les mosquées. Et en face, il y a des gens qui attendent de toi des articles militants.
Propos recueillis par S.M.
*MNA : mouvement national algérien, en concurrence avec le FLN.
Précision : Libé Lille a voulu couvrir la conférence de Tariq Ramadan. Mais un proche de la mosquée nous a signifié hier après-midi que la conférence était privée et que notre présence n'était pas souhaitée.
Pour aller plus loin : l'article paru dans Nord Eclair
et le témoignage de Lakhdar Belaïd dans la Voix du Nord


je suis déçu, et même choqué, du sort réservé à ce journaliste par le recteur de la moquée, Amar Lasfar, surtout qu'aucune raison précise n'a été donnée au journaliste ... Evidemment, quant on connaît la ( mauvaise ) réputation de Mr Ramadan, la suite n'est pas si étonnante ...
Et j'apprécie que LibéLille aie donné la parole à Lakhdar Belaïd, afin qu'on aie sa propre version des faits
Voilà ce que peux dire après avoir lu cet article ...
Rédigé par : Beghein | 08/01/2009 à 19:58
Intéressant ....Mais comment peux on parler de politique dans un lieu de culte ?
Rédigé par : yannich | 08/01/2009 à 19:58
La Mosquée est un lieu de culte qui est censé être ouvert à tous les musulmans. Visiblement, le recteur et ses proches voient les choses autrement et pratiquent l'excommunication. Ils ne rendent service ni à Tariq Ramadan, qui doit se prononcer publiquement sur cet incident et le dénoncer, ni à tous ceux qui sont de religion ou de "culture" musulmane. Mettez-vous au clair, chers messieurs, car je n'ai pas envie d'être assimilé vos pratiques !
Rédigé par : Elyès G. | 08/01/2009 à 20:19
Pour etre ethique jusqu'au bout,merci de recueillir les propos de T.Ramadan et qu'il s'en explique.je doute fort que votre demarche aille jusque là.
Rédigé par : didi | 08/01/2009 à 20:19
Ce journaliste est aussi écrivain ; j'ai lu
" Sérail killer ", un policier sociologique
se passant à Roubaix , où il montre une vraie connaissance du terrain .
Rédigé par : JAN59 | 08/01/2009 à 20:20
Tarik Ramadan semble avoir couvert cette expulsion...pour un homme qui démarre pratiquement chacune de ses interventions en exprimant fermement que les musulmans attendent le respect et la tolérance...son vrai visage est mis à nus, ce monsieur n'est pas respectueux du tout...rappelons que ce monsieur interrogé sur la pratique de la lapidation n'avait pas su trouver un seul mot pour la condamner...évoquant du bout des lèvres...l'idée d'un moratoire sur la question...cet homme et ses supports sont tout simplement des menaces pour toute forme de démocratie...dans cette mosquée la tolérance et le respect étaient aux abonnés absents. Edifiant tout simplement
Rédigé par : Bouttefeux-Leclercq | 08/01/2009 à 20:20
Pour être tout à fait objectif il nous faudrait la deuxieme version de l'histoire....
"on ne nous dit pas tout"
Rédigé par : emma | 08/01/2009 à 20:21
Une conférence publique… qui est en fait privée ? Cherchez l'erreur…
Rédigé par : stefanopoulos | 08/01/2009 à 20:21
Et comme les mosquées de lille, sont financées par la mairie pour être des lieux de rencontre et d'échanges entre les personnes. C'est bien. Mais seulement si tu es d'accord avec le recteur du coin même si c'est une réunion publique. J'arrête de payer mes impots locaux.
Rédigé par : oxygène | 08/01/2009 à 21:23
en réponse à yannich Partout dans le monde les lieux de culte sont 'politisés', maintenant pour la France je comprend ton étonnement mais comme tu peux le constaté les représentant des minorités dans les parties politique sont nul
ps : Mr Tarik Ramadan est quelqu'un de très bien.
Rédigé par : kann | 08/01/2009 à 21:23
ça va conforter la voix du nord à ne faire que des interviews de dany boon ... ce qui occupe déjà 70 % de ses colonnes. Qui sait. Tariq Ramadan n'a peut-être pas aimé bienvenue chez les ch'tis.
Rédigé par : Serguei | 08/01/2009 à 21:24
Je ne suis pas un grand admirateur de T.Ramadam mais bon il semble qu'il n'aie pas eut grand chose a voir la dedans. Il avait commencé sa conférence et ça s'est passé dans la salle. Il a très bien pu ne voir qu'un problème de sécurité comme l'indique le journaliste lui même. Mais bien sur les extremistes haineux comme Bouteffeux Leclerq (dejà le nom) en profitent pour ressasser des inepties. Sur le moratoire et les lapidations T.Ramadam les a condamnées de façon très ferme et dans plusieurs texte parus dans le Monde.
Rédigé par : fredo | 08/01/2009 à 21:25
Je pense que si ce journaliste n’avait rien à se reprocher, il n’aurait eu aucun problème de la part de qui que ce soit. D’ailleurs, il n’y avait rien à cacher, la conférence était transmise en direct sur les ondes d’une radio locale. D’autres parts, l’un des sujets de cette conférence, était le traitement médiatique juste des événements en général, et l’affaire de la Palestine en particulier. J’aurais bien aimé que ce journaliste contribue dans son journal à condamner le génocide dont nous sommes témoin aujourd’hui à Gaza. Après réflexion, je pense même qu’il est venu à la conférence pour apprendre et écrire dans son journal que les palestiniens souffrent de l’agression d’Israël depuis très longtemps, en plus d’un embargo de plusieurs mois, qu’ils ne font que de la résistance à l’occupation..et pire aujourd’hui, ils sont victimes d’un génocide caractérisé. Si c’est le cas, il aura un nom et certainement sera l’invité-vedette à la télé chez Mme Chabaud ; Yves Calvy et d’autres…
D’autres parts, répéter bêtement comme un perroquet des bêtises sur Tariq comme ce que je viens de lire, ce n’est rien d’objectif. Il faut connaître les gens avant de les juger…sauf si les auteurs ont des arrières pensées.. Soyez intelligents. Merci
Rédigé par : Abaamrani | 08/01/2009 à 21:26
je pensais que M.Ramadan était interdit de séjour depuis certains de ces propos au Bourget en 2006, et ce serait le ministre de l'intérieur de l'époque qui lui aurait notifier, bizarre!!!!!!!!!
Rédigé par : walter | 08/01/2009 à 21:26
"Belaïd, tu va couvrir les banlieues, les mosquées. Et en face, il y a des gens qui attendent de toi un article militant." : tout est dit ici sur la difficulté du journaliste classé "ethnique".
Tariq Ramadan en rajoute une couche en rendant son travail tout simplement impossible.
"Je n'y étais pas, je n'ai rien vu, en fait je me suis fait expulser dès mon arrivée". Cà va faire dur à expliquer à propos de l'article prévu par le rédac chef...
Je ne connais rien de ce journaliste et n'ai probablement jamais rien lu de lui.
Mais ce traitement anormal le rend soudainement sympathique. Il y a intérêt à ce qu'il continue son travail, qui nous apprend beaucoup sur les ramifications de la représentation musulmane.
On verra s'il se fait à nouveau sortir - et ce sera tout à l'honneur de son journal.
La liberté de la presse, c'est sacré. Pas touche...
Rédigé par : Marc S. | 08/01/2009 à 21:27
je voulais juste dire au journaliste que sa question relative au livre de Mr belaid et comme d'habitude basée sur des stéréotypes que vous (les journaliste) cultivez chaque jour un peu plus.
De plus, selon moi on ne rejette jamais une personne en publique sans raison valable.
D'ailleurs je pense (et j'en suis même sure ) que cela n'a rien à voir avec la liberté d'expression comme le titre de l'article le sous-entend.
à mediter...
Rédigé par : emma | 08/01/2009 à 21:27
Article sans aucune prise de distance et sans objectivité. ON veut simplement méler le nom de Tariq Ramadan a une histoire sans intérêt. Si vous appelez cela du journalisme...!!
Rédigé par : Mourad | 08/01/2009 à 21:39
Il y a apparemment un contentieux entre le journaliste et les organisateurs de cette réunion. C'est ce qu'on lui reproche.
C'est ce qui manque dans cet article.
Parler de cette expulsion de la réunion en squizzant ce contentieux, c'est ne présenter qu'une partie des faits.
On ne peut pas se faire une opinion objective si on ne dispose que de la moitié des infos. je ne porterai donc aucun jugement hâtif.
Rédigé par : vouroupatra | 09/01/2009 à 08:02
parenthèses" mais bougre ou est passé "alain finkielkraut ?????"interlocuteur omniprésent dans les médias,se revèle bien silencieux depuis le début du confit israélo-palestinien.vat-on le retrouver dans des manifs pro-israeliennes sur le pavé parisien.et revenir sur le petit écran une fois cela terminé pour nous rabaché le role de la république française dans nos banlieues.
Rédigé par : pascal | 09/01/2009 à 08:03
Biebn que je ne sois d'accord avec le recteur, il faut se poser des questions sur le metier du journaliste qui s'éloigne de plus en plus de métier d'information. c'est triste mais c'est ça. il faut beaucoup de sagesse trop de sagesse..."Mon père ce terroriste" et jusqu'a maintenant il n'y a aucune définition unique du terrorisme, alors qu'il est les crières de l'auteur. traiter un sujet si sensible nécissite une grande capacité et maitrise, une chose dont j'en doute que l'auteur ait. avec mes sincères respect pour l'auteur.
Rédigé par : sarte | 09/01/2009 à 08:03
Et à Gaza, il y a combien de journalistes autorisés par Israël pour couvrir ce qu'y s'y passe ?
Rédigé par : LEGOELAND | 09/01/2009 à 08:04
Que de mauvais foi dans les commentaires de certains ici. Pourquoi mêler Tariq ramadan à cet incident ? Tariq Ramadan ne connaît même pas Lakhdar Belaïd. Ramadan n'a jamais exercer de pression sur les journaliste, c'est plutôt l'inverse. La majorité d'entre eux le boycotte où écrivent tout et n'importe quoi sur lui pour suivre la doxa imposée par une certaine élite qui le diabolise à défaut de le combattre sur le terrain des idées? Pour ce qui est de cet incident, il s'agit d'un différend entre les organisateurs ( Omar Lasfar et non T.Ramadan) et le journaliste. Journaliste militant qui est très souvent de mauvaise foi dès qu'il s'agit de l'Islam et des musulmans. Etant originaire de Roubaix, et connaissant Lakhdar Bélaïd, je ne suis pas surpris qu'il ait été viré. Je comprends les organisateurs, cela commence à bien faire, de voir ces plumitifs assister à des conférence et écrire le contraire de ce que tout le monde à entendu. D'ailleurs, il est le seul journaliste, comme il est écrit dans l'article, à avoir été viré, ce qui prouve bien le côté partisan de ce pseudo- journaliste. Quant à la journaliste de libération, elle est aussi nulle que son confrère. Que vient faire ici, le passage sur le dernier livre de Lakhdar Bélaïd sur le MNA ? La mosquée de Lille Sud est d'obédience marocaine, donc ni les organisateurs, ni Tariq Ramadan n'ont de liens, ni historiques, ni affectifs avec les événements de la guerre d'Algérie.
Rédigé par : Mehdi | 09/01/2009 à 08:05
au fait ce monsieur a écrit "mon père ce terroriste", son père a peut être tué des soldats francais, mais que fait-il en france, une honte
Rédigé par : alf007 | 09/01/2009 à 08:06
Pour un non-musulman, cette aventure ne fait que renforcer les préventions contre les mosquées et veux qui les animent. Comment ne pas y voir le prurit de l'intolérance, du sectarisme voire du fanatisme et des dangers de l'islamisme sur notre sol ? En son temps la République avait maté l'Eglise catholique pour garantir la paix et la liberté de s français, elle ferait bien aujourd'hui de se méfier de l'Islam des mosquées sur son territoire, avis aux amateurs.
Rédigé par : Henri | 09/01/2009 à 08:07
L'initiateur d'une conférence a le droit d'inviter les personnes qu'il souhaite, c'est son droit. maintenant, l'usage voudrait qu'on acceuille poliment une personne non invité. il s'agit d'impolitesse et non d'intégrisme, même si le cadre y fait directement référence dans l'imaginaire :)).
Prenez le temps aussi de demander la version Ramadan.
Rédigé par : Hassan | 09/01/2009 à 08:07
Interdire à un journaliste, fut il bon ou mauvais n'est pas faire honneur à la démocratie et encore moins un signe de tolérance.
Je ne connais pas de religion tolerante, et ce n'est pas parceque l'on se dit tolérant qu'on l'est.
Lamentable.
Rédigé par : impartial | 09/01/2009 à 08:07
C'est vrai qu'une conférence dans une mosquée c'est comme une conférence dans une église.
Si t'es athée t'as du mal à accrocher.
Tous ces croyants qui sont dans l'erreur, ils feraient mieux de remettre en question leur foi, là on pourrait avancer...
C'est comme si on discutait entre gosses qui croient au Père-Noël.
Y'a des limites à la bêtise...
Rédigé par : Jean-Jacques | 09/01/2009 à 08:08
en France,la république veille à ce que les lieux de culte soient respectés et les fidèles veillent à ce que l'on respecte la neutralité politique dans les lieux de culte. Pourquoi Tariq Ramadan entouré de videurs donnait-il une conférence dans une mosquée, Monsieur le Préfet ? Faisons trés attention à ce que nos mosquées ne deviennent l'école de l'intégrisme, comme en Angleterre.
Rédigé par : Berthelot | 09/01/2009 à 08:08
Bonsoir, J'ai été attiré par votre article et surtout le titre qui comportait 4 mots clés: Journaliste / Viré / T. Ramadan / Liberté de la presse.
J'ai lu votre article mais je n'ai pas compris le lien "direct" entre T. Ramadan et le journaliste "viré" de la conférence. Ce n’était pas clair !
J'ai donc creusé un peu et après avoir lu les articles suivants: le journaliste témoin de Nord Eclair et la réaction de la Voix du Nord, je ne vois aucun lien entre T. Ramadan et cette affaire. De plus, T. Ramadan co-animait cette conférence avec le journaliste belge M. Collon. J'ai l'impression qu'il ne faut pas trop s'inquiéter pour la liberté de la presse dans cette affaire, il semble qu'il y avait plusieurs journalistes dans la mosquée.
Aussi, la conférence semblait bien publique puisque le journaliste à reconnu "des confrères" dans la mosquée !!!
Je ne comprends donc pas pourquoi Libe Lille n'a pas été autorisé à assister à la conférence ? Qui est donc ce "proche de la mosquée (qui vous) a signifié hier après-midi que la conférence était privée et que (votre) présence n'était pas souhaitée."? Quelle était sa qualité pour vous refuser d'assister à une conférence publique? Je ne comprends pas ! D'autres journalistes ont bien assisté à la conférence pourtant. La liberté d'expression n'est vraiment pas en cause ici et personne ne doit utiliser ces mots dans cette affaire. C'est incorrect !
Je ne vais pas m'étendre sur le sujet mais après quelques recherches il semble qu'il existe un ancien différent entre ces 2 personnes que sont le recteur de la mosquée (son entourage) et le journaliste L. Belaid. Cela s'est d'ailleurs passé bien avant que le journaliste ne rejoigne La Voix du Nord. Que la Voix du Nord se calme donc, il s'agit d'une gueguerre de personnes ! Qu'on cesse de brandir la menace de la liberté d'expression à tout va et faussement en criant au loup (j'y suis moi aussi trop attaché pour laisser passer ça) ! Qu'on ne nomme pas une personne étrangère à l'affaire insidieusement (T. Ramadan) ! Que les religieux musulmans prennent des cours de communication ça réduira les risques de dissymétrie d'information (aucune remarque sur le site de la mosquée de Lille. Allons! Communiquez un peu !).
Je n'ai pas d'affinités avec Ramadan ou les religieux quels qu'ils soient. Au contraire (mais j'avoue qu'il est très cultivé). Je pense - de plus - avoir connu personnellement L. Belaid à Lille dans mon passé associatif (je partage d'ailleurs là plusieurs de ces idées !) mais je déteste qu'on mène en bateau le lecteur que je suis.
En espérant avoir été le plus honnête possible.
Rédigé par : Weetnes | 09/01/2009 à 08:09
Soyons sérieux un peu, Ramadan n'a rien à voir avec ça. Le journaliste lui même dit qu'il s'est fait virer surement à cause d'autres sujets qu'il a traité.
Et puis combien de fois avons nous viré un journaliste sportif d'un club, etc etc.
Pas de quoi hurler aux loups.
Rédigé par : psg forever | 09/01/2009 à 08:09
Monsieur Tariq Ramadan a besoin d'une bonne leçon de la part de la presse.
Boycottez sa prochaine conférence de presse. Comme ça il prêchera dans le désert.
Rédigé par : à confesse | 09/01/2009 à 08:10
A combien de journalistes est refusée l'accréditation pour les conf.de.presse de Sarkozy ou telle officine d'Etat?
Libé semble vraiment très soucieux de défendre la liberté de la presse hostile a l'islam...mais ça...nous le savions!
Rédigé par : mickey | 09/01/2009 à 08:10
J'aimerais bien que l'on interroge Tariq Ramadan avant de se lancer dans des commentaires...C'est la moindre des choses si on veut être objectif...Mrs les "journalistes"
Rédigé par : cricri | 09/01/2009 à 08:10
Préjugés, ignorance et branle bas de combat avant l'heure.
La lecture de certains commentaires font apparaitre des reactions de condamnation alors que les tenants et aboutissants ne sont mêmes pas connus par la supposée victime.
Profiter de cet 'incident' pour porter atteinte à la personne de Mr Tariq Ramadan c'est faire preuve d'impuissance face à ses prises de position
et à ses qualités intellectuelles.
J'attend de connaître les raisons de la 'gentille' expulsion de Mr Belaid pour me faire une opinion sur une telle action.
Les personnes qui portent des accusations sur Mr Ramadan suite à sa prise de positon sur la lapidation font au mieux preuve d'une totale meconnaissance
de son discours et au pire d'une compléte malhonneté intellectuelle. : Mr Ramadan a comdamné à plusieurs reprises la lapidation
alors que ses detracteurs stigmatisent sa prise de position sur le moyen qu'il propose pour mettre fin à cette pratique,
l'idée d'un moratoire semble une étape raisonnable pour un processus difficile à mette en oeuvre instantannément dans les pays concernés.
Il ne faut donc pas confondre volontairement ou involontairement la fin et les moyens à utiliser pour atteindre l'objectif fixé :
mettre fin à la pratique de la lapidation dans les pays concernés.
Demander la fin immediate de cette pratique démontre une profonde meconnaissance des pays concernés, c'est encore une fois une vision occidentale
d'un phenoméne exceptionnel relatif au monde musulman.
Quant à penser que Mr Ramadan a autorisé l'expulsion de Mr Belaid celà constitue une insulte à ses qualités humaines et à son intelligence.
Rédigé par : sme01 | 09/01/2009 à 08:11
mon pauvre yannick une mosquée n'est pas a proprement parlé un lieux de culte, c'est un endroit ou les preches sont plus politique qu'autre chose,la preuve en est donné avec ce fait divers.
et on en construit de plus en plus avec les deniers publics.
Rédigé par : alex | 09/01/2009 à 10:08
La mosquée est un lieu de culte et aussi un refuge;elle n'appartient à personne et en expulser un journaliste ne se justifie pas.Mais les pratiques des intégristes d'ici sont les même en Algérie au début des années 90..........si ça continue,les intégristes vont museler tout journaliste qui ne soit pas de leur bord.Mais une chose est sûre,les musulmans ne partagent pas les pratiques des intégristes islamistes.
Rédigé par : Fethi | 09/01/2009 à 10:08
Ca se passe en Algérie ou en France ?
Rédigé par : casimir | 09/01/2009 à 10:08
Oui, c'est un peu brutal comme traitement. Mais ce monsieur ne s'exprime pas sur le fond, ce qui laisse entendre que son éviction n'était peut-être pas totalement injustifiée. Monsieur le journaliste, exprimez-vous sur le fond et non la forme de vos rapports avec une partie de la communauté musulmane. Le fond, monsieur, le fond !
Rédigé par : Abdel | 09/01/2009 à 10:08
Un peu de retenue.. Quels sont les faits ?
D'après l'article, il semble que ce journaliste se soit fait expulser de cette réunion publique d'après les ordres de responsables de la mosquée.
Je dis responsables, car l'article évoque, d'après les propos du journaliste, une personne qui a parlé à M. Amar Lasfar ET ensuite s'est dirigée vers le journaliste pour le faire sortir grâce à l'aide des agents de sécurité.
La question que devrait se poser le journaliste de Libération c'est : l'ordre émane-t-il de M. Amar Lasfar ? A-t-il juste donné son assentiment ? L'expulsion est-elle une initiative individuelle de la personne "connue de vue" de M. Belaid. Ici on remarque le manque d'enquête du journaliste de Libération qui n'a manifestement pas pris la peine de contacter les responsables de la mosquée pour avoir leur version (ou pire, il l'a fait, mais n'a pas jugé utile de le rapporter dans son article, manipulant de fait les lecteurs en ne leur donnant pas tous les éléments qu'il avait sous la main).
Ensuite, le travail d'enquête devrait amener le journaliste de Libération à rechercher les éléments qui seraient à l'origine du contentieux, avec ou sans l'aide des deux parties. Là encore nous n'avons rien. Est évoqué un livre sans que rien de probant puisse le rattacher à l'évènement si ce n'est un air de "on sait bien que...".
Admirons enfin la digression sur le passé journalistique parisien de M. Belaid (encore une fois invérifiable, car le journaliste de Libé ne fait pas mention des titres pour lesquels il a travaillé) et les propos d'icelui à propos des tâches "communautaristes" qu'on lui demandait (encore une fois, cela est juste suggéré). Tout cela n'amène encore une fois rien au débat, mais permet de créer une atmosphère, de suggérer du "vous savez quoi" qui, ce me semble, ne correspond guère à la recherche de la vérité tel qu'on peut l'imaginer pour un travail d'enquête journalistique.
Ah oui... n'oublions pas le tutoiement de l'entretien. Au risque d'apprendre quelque chose à ce journaliste de Libération, le tutoiement en France a encore une notion de familiarité qui marque une certaine proximité entre les deux locuteurs. Autrement dit, on se demande immédiatement quels sont les rapports privés entres ces deux personnes, et donc quel est le niveau d'impartialité de l'ensemble.
Enfin, puisqu'il faut bien l'évoquer, en quoi est important l'allusion à la présence de M. Tariq Ramadan dans cet article ? A la simple lecture de ce texte, on constate (si du moins on est un peu honnête intellectuellement) qu'il n'a pas eu d'impact sur la décision d'expulsion. Celle-ci a été décidée sans qu'elle lui ait été notifiée ou proposée. S'il a eu une influence sur la décision, alors que le journaliste le confirme (ou l'infirme) par un vrai travail d'enquête, qui n'a pas été fait (ou pire, comme je l'indiquais plus avant, n'a pas été retranscris dans l'article).
Alors pourquoi insérer son nom dans l'article ? Pour une question de contexte ? Soyons sérieux, on voit bien que le problème est l'expulsion de M. Belaid par des responsables de la mosquée (d'ailleurs, cette personne connue de vue est-elle bien un responsable ?). Ce problème est d'ailleurs suffisant en soi, car il dévoile (éventuellement, car nous n'avons pas tout le contexte) une atteinte à la liberté de presse.
Enfin, à la lecture des articles mis en lien, on découvre d’autres éléments (que je vous laisse le soin de découvrir en les lisant) très intéressants, tout simplement parce qu’ils affirment ou précisent plusieurs points délicats. Pourquoi le journaliste de Libération n’a pas jugé utile de travailler sur ces dissemblances ? Ou plutôt, alors qu'il en avait connaissance, pourquoi ne les a-t-il pas utilisées pour faire son travail correctement ? Fainéantise ? Urgence ?
Bref, je n’aurai qu’un avis sur la qualité de cet article : mauvaise copie ! Tout est à refaire...
(En tous les cas, merci pour cet entretien qui va agrémenter mon blog sur les bévues journalistiques)
Rédigé par : Tuonela | 09/01/2009 à 10:10
Dommage que tous les professionels de l'information presentes sur le lieu n'ont pas eu le courage de quitter la salle au même temps en signe de solidarité...
J'aurais bien aimé voir le Tariq seul sans personne dans la salle... et sans que son "speech" soit difussé dans les medias... dommaage...
Rédigé par : jr | 09/01/2009 à 10:20
Conférence publique .... mais privée
Liberté de la presse ... fermement muselée
Quel que soit le contentieux qui serait à l'origine de l'expulsion de Lakhdar Belaïd, on ne peut, au nom de la liberté de la presse, cautionner cette façon d'agir. Les journalistes n'ont pas à plaire ou à déplaire. Ils ne sont pas là pour faire ou refaire l'histoire, mais pour en rendre compte. Alors qu'on les laisse faire leur travail. Et si en effet, celui-ci ne semble pas assez objectif, on peut demander un droit de réponse et faire un démenti. L'expulsion reste une manière qui va à l'encontre de la démocratie à laquelle nous sommes tous (il me semble) attachés.
Ca veut dire quoi "un journaliste qui n'a rien à se reprocher" ?(lu dans l'un des commentaires). Serait-ce un journaliste qui devrait écrire ce qu'on a envie qu'il écrive ? Et qui à l'inverse, deviendrait donc persona non grata ?
Rédigé par : pomponnette | 09/01/2009 à 10:24
N'aurait-il pas été judicieux que les collègues journalistes quittent également les lieux afin que cette conférence de monsieur Ramadan ne soit pas médiatisée ?
Rédigé par : safranede | 09/01/2009 à 10:30
je ne comprends pas une chose, une mosquée est un lieu de culte, comme une église, un temple, une synagogue ! on peut y prier, y méditer, même y apprécier de la musique mais y organiser des meetings politiques là je crois qu'on se fout de la gueule des gens ! de plus expulser une personne d'un lieu de culte "manu militari" ou presque ne se voit nulle part à part dans ce cas, je n'ai jamais entendu de telles choses se passer dans une église, un temple ou une synagogue ! un lieu de culte doit être un havre de paix et non une anti-chambre de la guerre! de plus cette mosquée a dû recevoir des fonds du gouvernement pour sa construction, comme les autres lieux de culte, donc il devrait être interdit d'y faire de la politique et d'en interdire l'entrée à quelqu'un de pacifique comme semble l'être ce journaliste ! je crois que les responsables de cet acte n'ont pas milité pour leur cause !
Rédigé par : fab | 09/01/2009 à 10:44
Ce n'est pas normal de parler politique dans un lieu de culte, quel qu'il soit.
Moi ca me choque.
Rédigé par : Bob | 09/01/2009 à 10:44
J'aime bien l'idée de demander sa version à M. Ramadan. C'est vrai, il le faudrait, mais là il s'agit de l'interview du journaliste. Ce sera un autre article... et tout le monde le sait, M. Ramadan répond bien sûr toujours positivement à la moindre sollicitation journalistique... ou bien ? Ah ben nan, tiens. Oh, bien sûr il évoquera l'affaire... dans six mois, lorsqu'on lui posera une question gênante sur un autre sujet, il ne manquera pas de sortir des révélation sur ô combien M. Belaïd s'était trompé à l'époque et vite, le rideau de fumée empêchera les gens de continuer à lui poser des questions gênantes. Ce monsieur s'est rendu maître dans l'art de faire semblant de répondre aux questions tout en parlant systématiquement d'autre chose. Quelqu'un de bien disait un intervenant ? Quelqu'un qui présente bien, oui. Au delà de ces apparences, bien malin qui pourrait me résumer la pensée de Ramadan sur quoi que ce soit...
Rédigé par : JacK Barron | 09/01/2009 à 10:56
La mosquée est en effet de plus en plus un lieu de meeting politique quand ce n'est pas une libraire qui sert à Ramadan pour vendre ces livres.
Rédigé par : Marc | 09/01/2009 à 11:44
Deux choses seraient intéressantes pour améliorer la qualité de l'article :
- s'enquérir des raisons ayant conduit M. Ramadan ou le Recteur de la mosquée à faire sortir M. Belaïd
- utiliser le vouvoiement entre le journaliste réalisant l'entretien pour libé et le journaliste interviewé. Ce n'est qu'un détail de forme, mais qui aurait mis un peu de distance nécessaire pour traiter une dissension quelle qu'elle soit.
Il est par ailleurs important de souligner à la fois la mesure de la manière, et le fait que M. Belaïd insiste dessus, ce qui est particulièrement à son honneur.
Rédigé par : Bôôh | 09/01/2009 à 11:44
Tuonela belle argumentation on croirait lire Ramadan...M.Belaïd avait sûrement de vrais questions très génantes à poser à Ramadan, il ne pourra pas y échapper très longtemps.
Rédigé par : muonella | 09/01/2009 à 11:45
Etes-vous obligés de vous tutoyer? Cela dessert la force du propos.
Rédigé par : Virginie | 09/01/2009 à 13:12
Munoella, je vois que vous avez l'imagination débordante. Vous nous dites "M.Belaïd avait sûrement de vrais questions très génantes à poser à Ramadan, il ne pourra pas y échapper très longtemps."
Au risuqe de vous décevoir, ce plumitif n'avait surment pas de "vrais questions intéressantes", auquel cas il les auraient déjà posées. Voyez-vous M. Bélaïd a déjà assisté à plusieurs conférences de M. Ramadan à Roubaix et Lille ( j' y étais et je connais M. Bélaïd, nous avons grandi ensemble à Roubaix) et n' a jamais posé une seule question. Ce que je dis est facilement vérifiable, la journaliste de Libération qui a fait l'article (qui doit être Haydée Sabéran) peut faire son enquête. Désolé de vous décevoir Munoella, mais voyez-vous votre haine ne doit pas vous faire dire n'importe quoi.
Rédigé par : Mehdi | 09/01/2009 à 13:12