A Calais, les migrants s'entassent, traqués par la police
SOCIÉTÉ - Des ados. Dehors, dans des cabanes de planches et de couvertures, près d'une usine chimique, à Calais. La nuit, ils tentent de passer en Angleterre, «sous les camions». Dessous? «Dessous, sourit Esmatollah, 15 ans, pas très grand, l'oeil triste, un peu d'acné. On fait comme on peut. On n'a pas d'argent pour un passeur».
Il est 14 heures, l'heure des repas distribués par le collectif C'Sur, quai de la Moselle, près de l'Hôtel de ville. Esmatollah et ses copains n'y sont pas, par «peur des policiers».
Inquiets de ce charter vers Kaboul annoncé pour ce soir, depuis plusieurs jours, après une proposition faite par les
Britanniques à la France. Mais hier, le quai d'Orsay a indiqué que les
43 Afghans, -dont 18 se déclarent mineurs-, présents au centre de
rétention administrative de Coquelles ne seraient pas expulsés «du
fait de la situation en Afghanistan, et au regard des critères
habituellement utilisés par le Haut commissariat aux réfugiés».
Invisibles. A Calais, le chiffre des migrants à la rue enfle. «Un an après la fermeture de Sangatte, ils étaient 200, et déjà on alertait tout le monde», fulmine Monique Delannoy, présidente de La Belle Etoile, membre du C'Sur (1). Cinq ans plus tard, ils sont entre 500 et 700.» Le sous-préfet Gérard Gavory, minimise : «entre 450 et 500». La maire UMP Natacha Bouchart en compte «500 à 600». En fait, ils dépassent le millier, éparpillés sur le littoral. Les cabanes et les tentes ont essaimé près des terminaux de ferries et des aires d’autoroute, là où ils peuvent tenter d’embarquer en douce, encadrés ou pas par les passeurs. Ils sont 300 vers Dunkerque, 150 vers Saint-Omer, selon les associations, Mrap et Secours Catholique. Sans compter les invisibles, que les bénévoles n'ont pas repérés. Et ceux des côtes bretonnes et normandes, et les centaines qui errent autour de la gare de l'Est à Paris.
Tout le monde réagit face au nombre. Les humanitaires, qui réclament de l'aide. La mairie, obsédée par «l'image» que donnent les migrants. Les forces de l'ordre, qui veulent faire baisser le chiffre. Il y a une dizaine de jours, une opération de police, chiens, hélicoptère, et projecteur géant, dans les bois de Calais, où dorment les migrants. Le quotidien Nord Littoral raconte que journalistes et bénévoles ont été encerclés par un cordon de police rien que pour eux, pendant quarante minutes. «Rétablir l'ordre», assure le sous-préfet. En fait, harceler, pour décourager. Jean-Claude Lenoir, de l'association Salam, qui distribue les repas du soir, a été arrêté, gardé à vue, mis en examen pour un «outrage», qu'il nie.
La mairie propose de rénover trois maisons d'éclusiers, et d'installer
un préau pour permettre aux assos de servir les repas. Mieux que
l'actuel terrain, boueux et venteux. Elle finance les sanitaires. Trop
peu pour C'sur qui menace de stopper les repas aujourd'hui. «Les
migrants continueront à manger dehors, pas dans les maisons», précise
Monique Delannoy. «madame le maire nous a dit que les repas seront distribués dansla cour,
macadamisée, parce que "c’est plus facile à nettoyer"».
Tuberculose. Dans le bois, Esmatollah raconte qu'il vient de la région de Qazni, en Afghanistan, qu'il n'est pas beaucoup allé à l'école «à cause des Talibans», que son père a été tué, et que sa mère l'a caché, «à la maison, pendant un mois» pour qu'il ne soit pas enrôlé. «Le voyage jusqu'ici a duré plus d'un an. Ça fait six mois que je n'ai pas appelé ma mère». Un garçon s'approche, un pouce bandé de gaze blanche. «Un chien m'a mordu, la nuit où la police est venue». Il est passé à la Permanence d'accès aux soins de santé de l'hôpital de Calais, qui assure 280 consultations par mois depuis son ouverture en 2006. «Le mois dernier, nous en avons eu 520», constate Céline Dallery, infirmière. Gale, furonculoses, parfois des blessures de chutes de camions, coups de couteau des passeurs, matraque des policiers. Quelques tuberculoses. Facteur aggravant, les Erythréens ont été expulsés de leur squat du centre-ville. «Ils avaient accès à un point d’eau, ils arrivaient à se laver, chacun avait son couchage, et un toit, dit l'infirmière. Maintenant, ils dorment dehors, alors qu’ils sont fragiles au froid».
La maire UMP trouve que le tableau qu'on dresse est trop noir. «Vous constatez comme moi que ce sont des jeunes hommes correctement habillés. Ils sont en forme, alertes. Pas affamés, ni malheureux».
Dans le sable des dunes, un copain d'Esmatollah ramasse une boîte de sardine, la jette sur un tas d'ordures : «Voilà comment les policiers nous traitent. Comme des chiens Pourquoi?» Il étend les bras : «On est des humains».
Stéphanie Maurice et Haydée Sabéran
Photo Archives Reuters/Pascal Rossignol
Lire aussi : Hortefeux en flagrant délit de mensonge, par Catherine Coroller


Ce ne sont pas des migrants ce sont des clandestins, des illégaux. Alors après individuellement certains sont sûrement très bien, d'autres non. Peu importe. Ce n'est pas la question ni notre problème. Il sont des hors la loi, des tricheurs. POINT BARRE.
Rédigé par : Roum1 | 18/11/2008 à 18:12
Bon soyons sérieux, il faut bien traiter intelligemment le problème.
1) Offrir le minimum temporaire à ces malheureux sans leur laisser d'espoir (un équilibre périlleux et pas évident il est vrai). Un toi sommaire, des repas chauds minimalistes, douche mais surtout dispositif de reconduite aux frontières humains et décent.
2) durcir considérablement les conditions d'entrées (surveillance des frontières par satellite, vidéos, équipes en mer sur terre).
3) et c'est le plus important. peser de tout le poid politique, diplomatique et financier pour améliorer les conditions de vie dans leur pays d'origine. Quand nous déciderons nous à ne plus soutenir, voir à faire virer tout ses gouvernements d'opérettes africains qui pillent les marges arrières des matières premières au détriment de leur peuple ? Pourquoi les enfants qui fouillent la terre en Sierra Leone pour trouver des diamants sont ils payer 1$ par jour alors que les diamants rapportent des milliards ? ou sont les marges arrières du diamants ? surement pas dans les poches des populations mais plus surement dans celles des spéculateurs, diamantaires et du gouvernement local. Idem pour le cacao, (le monde entier se gave de chocolat mais les pays producteurs sont pauvres est ce normal ?) idem pour le pétrole (n'est ce pas la famille séoud).
A force de piller les richesses africaines ne nous étonnons pas que l'afrique viennent chez nous trouver un toit, un travail (qu'il n'y a pas pour tout le monde) et un espoir.
Quand l'afrique sera émancipée, quand elle décidera elle même des prix de ses matières premieres, quand elle sera une vraie démocratie stabilisée, quand ses peuples cesseront d'être les otages des autres puissances (que ce soit les USA,l'Europe ou la chine) alors il y aura moins de réfugiés, mais tant que les occidentaux enverrons des "bibles et des chemises blanches" mais pas de livres d'école cela n'est pas prêt de diminuer.
Cessons de nous voiler la face et tournons plutôt vers les fond, les lobbies et les banques qui pillent ce continent avec la complicité des dirigeants. Sans cela aucune issue.
Rédigé par : citoyenLambda | 18/11/2008 à 18:20
Cette situation est inhumaine, scandaleuse et totalement insupportable !
Pour les étrangers concernés, avant tout. Pour la population locale et ses élus locaux, aussi.
Que fait l'Europe, à part réunir des ministres garde-frontière à Vichy ? Quel symbole !
N'y-a-t il pas matière à saisir la Cour Européenne de Justice ?
Consternant qu'à notre époque, en France, on traite ainsi des êtres humains et qu'un gouvernement d'un pays se déclarant démocratique rejette à se point sa responsabilité dans la gestion de cette crise permanente.
Rédigé par : DiBu | 18/11/2008 à 18:29
Quand je lis: "ce sont des clandestins, des illégaux, des hors la loi..." je me demande si on mettait dehors tous les hors la loi qui conduisent sans permis ou alcoolisés ou qui fraudent le fisc... resterait il beaucoup de monde en France et celui qui l'écrit(roum i) serait il là?
Rédigé par : Mico | 18/11/2008 à 18:50
Mais que faut il faire?Les Anglais n'en veulent plus,et c'est bien plus facile pour eux dans leur Ile que pour nous victimes de ces calamiteux accords de Schengen qui laissent la nasse grand'ouverte jusqu'à Calais et que seule la mer referme.Cette Europe est devenue un immense champ de manoeuvre pour tous les trafics y compris les clandestins qui affluent de partout et que nous ne controlons plus,sauf les Anglais
Rédigé par : jaco | 18/11/2008 à 18:57
c'est facile de critiquer la france mais se faire trouer la peau ca demande du courage...tous ces migrants afghans qui viennent trouver la securite ,les nanas compatissantes bonnes poires et la bouffe meme en se faisant arnaquer par les passeurs mais ont ils combattu les talibans dans leur pays?
comme ces rebelles africains qui osent...quand je vois ces infirmieres francaises compatissantes et de bonne volonte ...ces journalistes donneurs de lecons et l' angletterre qui recoit peut etre encore mais pour peut etre plus tres longtemps...je me revolte plus quand je vois des francaises meres de familles au restos du coeur habitants dans des reduits infames...mepriees par superboutin
Rédigé par : radiomoquette | 18/11/2008 à 19:00
roum1:ça existe des gens comme vous?
Rédigé par : radicalechic | 18/11/2008 à 19:12
Quand je lis: "ce sont des clandestins, des illégaux, des hors la loi..." je me demande si on mettait dehors tous les hors la loi qui conduisent sans permis ou alcoolisés ou qui fraudent le fisc... resterait il beaucoup de monde en France et celui qui l'écrit(roum i) serait il là?
Rédigé par : Mico | 18/11/2008 à 19:23
Les effets disparaissent lorsque l'on supprime les causes. Il ne sert à rien de maltraiter les migrants que la guerre, dois-on le rappeler, notre guerre à nous, a jetés sur les routes. Au lieu de les traquer comme des bêtes, il faudrait les considérer comme des êtres humains, à la recherche désespérée d'une issue à leur errance. Leur détermination à vivre une vie meilleure, malgré les souffrances et l'adversité, forcent le respect. Et certainement plus d'admiration que celui qui, assis au chaud derrière le clavier, n'a pas honte de dire qu'il se désintéresse du problème
Rédigé par : Kamyar | 18/11/2008 à 19:47
Marre du harcelement et du chantage de ces clandestins et des bobos qui les soutiennent, en plus ils viennent en France avec des maladies et des épidemies. Il faut prendre des mesures bien plus radicales, ça ne peut plus durer, et puis la priorité de la France devrait être de s'occupper comme le dit radiomoquette des notres qui sont à la rue et qui n'ont pas les associations de bobos compassionnels pour les soutenir. Marre de ces immigrés et de ces clandés qui se tapent l'incruste et qui se revendiquent ensuite un statut prioritaire en France alors que les français pauvres sdf crevent en silence et que cà fait pas assez vendeur, voyeur, compassionnel et culpabilisant pour la gauche internationaliste bobo associative qui prefère se faire surtout l'echo et la voix des illégaux clandés, que des français.
Rédigé par : vince | 18/11/2008 à 19:54
J'ai l'impression que le commentaire de ce cher monsieur Vince nous fait comprendre qu'il n'a rien compris.
Les clandestins se cachent dans la foret pour échapper à la police et c'est les clandestins qui nous harcèlent ?
Pff , alors là , n'importe quoi.
Rédigé par : Jeanne | 18/11/2008 à 19:57
@Kamya : une fois de plus vous inversez les rôles (dans quel but ?) : il y avait déjà des migrants Afghans avant l'intervention de 2001, et ce sont les talibans qu'ils fuyaient (et pas "notre" guerre) ; il y avait aussi des Irakiens qui fuyaient le régime Saddam. Les responsables de ces migrations d'Afghans, ce sont les Talibans et eux seuls. Maintenant ces migrants sont piégés à Calais car la Grande Bretagne a cessé d'être un pays grand ouvert à l'immigration ; s'ils ne sont pas entrés en France par voie aérienne ou maritime mais terrestre, Schengen est très clair, ils doivent être réadmis dans le pays par lequel ils ont pénétré dans l'espace Schengen (qui est à l'origine, à cause du défaut de surveillance de ses frontières, de leur arrivée clandestine), à charge pour ce pays, soit de leur accorder le statut de réfugié, soit de les expulser. ce n'est pas à la France seule de gérer cette question.
Rédigé par : bruno | 18/11/2008 à 20:51
Oui c'est cà Jeanne, fous toi de moi en jouant la naïve. Ils se cachent comme tu le dis, mais jusqu'au moment ou ils sortent du bois quand les associations les prend en charge pour revendiquer leurs régularisations (par pression et harcelement médiatique) et pour exiger les droits des français, et toute la smala qui va, tout en cherchant à faire culpabiliser les français car ils ont des arrière-pensées belliqueuses. Bref ils se passent le mot, cherchent à contourner les lois en faisant des gosses sur le sol français... Si les clandestins manifestent dans la rue avec l'appui des associations internationalistes, c'est que finalement ils ne sont pas si traqués que celà par la police, sinon ils feraient profil bas, or on les entend trop dans les médias pour des illégaux qui n'ont rien à faire en France.
Rédigé par : Vince | 18/11/2008 à 21:05
On demandera gentiment à Vince et à Roum 1 de rentrer le berger allemand, de refermer le mirador de barbelés entourant leur pavillon rose à crédit, et surtout de retourner dans leur petite vie de petit français égoïste qui ne voit pas plus loin que les essui-glaces de sa Renault. Les "mecs" (guillemets car vous n'avez pas dans le pantalon le dixième de ce que ces clandestins ont comme courage), même si vous n'avez pas les facultés intellectuelles ni le vécu, essayez au moins d'avoir un peu de respect et d'empathie pour ces gens courageux et désespérés échappés d'un ailleurs que vous ne supporteriez pas 2 heures. Je ne suis pas bobo, ni gaucho, ni droito, ni que dalle, je me fous des bords. Être humain c'est se comporter avec les autres comme l'on aimerait être aidé dans de telles situations, savoir s'oublier un instant pour l'autre, écouter, comprendre, sourire, encourager. Vous pouvez toujours chercher dans un dico si ces mots vous échappent, mais ce n'est pas dans le Robert que vous trouverez ce que c'est que d'avoir du coeur... J'espère juste qu'à l'avenir vous ne vous retrouviez jamais à la place de ces pauvres êtres. Vous ne tiendriez pas une heure.
Rédigé par : François | 18/11/2008 à 21:55
Circulez,il n'y a rien à voir
Calais est un havre de paix ,de nombreux touristes ,profitant de la saison des soldes dans l'hotellerie du Pas de Calais et d'une période de baisse de l'euro s'adonnent à leurs sports favoris ,le cache-cache et le saute-mouton qui se résument à une sereine balnéarité le long des plages au sable Tamisé .Certains maitres nageurs scrutent la perfide Albion pour initier les apprentis au crawl anglais ,à la dé-brouillardise;parfois d'autenthiques voyeurs s'attachent à ralentir l'entrainement ,proposant quelques rafraichissements ,quelques sandwiches fish and ships.
La première tentative est une paire de Manche .Bien sur les nageurs les plus durs à couler atteignent l'Eldorado en quelques mois ,d'autres plus amateurs se contentent du rythme la procession,d'un coup de Trafalgar. Ils ne parviendront au mieux qu' à se résoudre à ne prendre l'Europe que pour ce qu'elle est réellement :un panier à crabes.
Rédigé par : provola | 18/11/2008 à 22:18
Merci et bravo de continuer à parler des dégâts et des mensonges de la politique de Sarko... Après la fermeture de Sangatte la situation a empiré mais le gouvernement est trop heureux de pouvoir fermer les yeux !
À l'instant même les Restos du Coeur viennent de distribuer le repas aux Afghans de la Gare de l'Est dont vous parlez... Juste sous mes fenêtres, ils sont des dizaines et cela dure depuis 2005 !
Vince > vous avez raison laissons les crever ces salauds qui ont le culot de fuir la guerre ! Imbécile ! On peut très bien s'inquiéter de la vie des ces pauvres hommes et de celles de nos SDF bien français ... Ou faire comme Sarko, fermer Sangatte ET promettre que plus personne ne dormira dans les rues d'ici décembre ....2008 !
Rédigé par : Phix | 18/11/2008 à 22:46
@Bruno, désolé d'avoir laissé entendre que les migrants en question fuient des exactions commises par les français en Afghanistan ! Telle n'était pas mon intention. Simplement, mon propos est de dire qu'il n'y a rien de constructif à traquer ces gens là, car il sont prêts à supporter les pires traitements pour ne pas rentrer chez eux. De la même manière que nous subissons la crise venue des subprimes aux US, nous avons les désagréments des conflits sur la planète. Il est vrai que voir la misère importée chez soi, c'est moche et qu'on préfère la repousser chez les voisins. Qu'ils crèvent à notre frontière plutôt qu'ils errent dans nos bois, c'est plus propre. Mais maintenant qu'il sont là, il va bien falloir être inventif et trouver des solutions.
Rédigé par : Kamyar | 18/11/2008 à 22:47
L'infirmière compatissante tient à préciser qu'elle a travaillé auprès d'enfants malades et maltraités,auprès de malades du cancer.Qu'elle a vu de ses yeux les conditions de vie en afrique,qu'elle a accompagné des SDF dans le samu social de Paris avant d'etre quotidiennement auprès des migrants...Avez vous cotoyé autant de souffrance? Je peux vous dire que chacune d'entres elles est innacceptable. Et je rends hommage au courage ou au désespoir de chacun de ces êtres que j'ai rencontrés et ce du fond de mon canapé dans lequel je ne suis que du fait des guerres,des colonisations et du pillage des pays dans lesquels ces hommes et ces femmes ont eu le malheur de naitre! Et avant de juger les bénévoles qui ne sont pas des bobos mais des humanistes, interrogez vous sur ce que vous faites quotidiennement pour soulager la peine des gens que vous cotoyez...
Rédigé par : dallery | 18/11/2008 à 23:18
Merci Roum1 pour votre sens aigu de l'analyse. Visiblement, vous devez vous sentir très inconfortable en France. Même quelqu'un de nanti ne perdrait pas son temps à déverser pareillement son dédain.
Vince, ces gens ne prétendent pas prendre le toît ou le travail de nos valeureux citoyens, ils fuient simplement le climat hostile et intolérable qui règne là où vous pensez qu'ils feraient mieux de rester. Il n'y a rien de bobo dans la solidarité, passez-nous un autre disque que celui du "chacun sa m...", il est ici pour le moins impertinent car il n'est une solution pour personne. Honnêtement, je n'en ai pas non plus trouvé de très aboutie mais en attendant, restons humains.
Rédigé par : Sostiene | 19/11/2008 à 00:48
voir plus loin que le bout de son nez?
qu'allons-nous faire de ces enfants, femmes, hommes fuyant la misère, la maladie, la guerre?
Je me demande comment allons-nous faire pour fermer nos frontières encore plus sévèrement?
peut-être des murs... dommage pour les bords de mer!
Quand allons-nous sérieusement agir contre la misère?
Rédigé par : pahdoc | 19/11/2008 à 07:50
"A force de piller les richesses africaines ne nous étonnons pas que l'afrique viennent chez nous"
L'Afghanistan, en Afrique ???
Rédigé par : Carine | 19/11/2008 à 08:17
Mais pourquoi on s'embête ? Le RU n'a pas voulu de Schengen, qu'on arrête donc de controler le passage, qu'on laisse passer tout le monde vers la Grande-Bretagne et qu'on les laisse de démerder.
Quant à l'idée de la remettre aux autorités du pays de l'espace de Schengen par où ils sont entrés ... oui, à condition d'avoir des preuves à présenter à ce pays comme un tampon sur un passeport ou un billet de train. Vous pensez bien que les autres pays ne se laissent pas refiler le bébé commme ça.
Rédigé par : Michèle | 19/11/2008 à 08:25
Il faut les envoyer en Grande-Bretagne puisqu'ils veulent s'y rendre. Ou ils seront de toute façon renvoyés dans leur pays d'origine car la Grande-Bretagne fait la moitié de moins la superficie de la France pour autant d'habitants, elle ne peut donc pas accueillir toute la misère du monde.
Rédigé par : Poil de Carotte | 19/11/2008 à 09:29
J'adore cette chanson de Manu Chao résumant assez bien ce qu'est un clandestin aux yeux des gens en général et des autorités en particulier. Un clandestin ne serait donc qu'un hors-la-loi parce que sans papier... Un clandestin ne serait alors qu'un délinquant frontalier...
NON!
Evidemment que non!!!
Un clandestin est un être humain, comme toi, comme moi, un être humain qui n'a pas eu la chance de naître dans une pays developppé où l'on mange tous les jours à sa faim, où l'on a un toit solide au-dessus de la tête, où l'on peut offrir le minimuim vital à ses enfants, où l'on a le droit à la santé, dans un pays démocratique où la liberté d'être et de penser n'est pas.
Peut-on sérieusement considérer comme délit le fait de faire son possible pour améliorer sa vie et la vie de ses proches, même si ce possible ne passe souvent que par l'immigration?
Peut-on sérieuselment traiter les immigrés clandestins comme des délinquants qu'on parque dans un centre de rétention, autrement en prison comme s'ils avaient commis un crime?
Peut-on sérieusement inciter les gens à la délation, afin qu'ils soient reconduits au point de départ, hommes, femmes, enfants, personnes âgées?
Ne peut-on se mettre à leur place trois secondes et imaginer ce que l'on ferait si on était à leur place?
Pour moi, aucun doute! A leur place, je rêverais d'une vie meilleure, je comprendrais que je n'ai pas d'autre choix, je choisirais d'essayer, je tenterais ma chance, je finirais par tenter l'aventure dangereuse de l'immigration illégale.J'essaierais et je réessaierais encore et encore, afin de pouvoir travailler, d'envoyer des mandats au pays pour contribuer à la survie des miens. J'accepterais de travailler au noir puisqu'il y en a pour en en profiter. Je ne serais probablement absolument pas consciente de ce qui m'attend. Je souffrirais de laisser mon pays, ma famille, mes amis, ma culture dérrière moi.
Qui ne ferait pas comme eux?
Nous ne voulons pas d'eux chez nous. Il n'y a pas de place pour eux. Il n'y a pas de travail. Ils sont différents et bouleversent le paysage rassurant que représente notre cutlure dominante!
Nous ne voulons pas partager notre bien-être et encore moins accepter qu'il diminue afin d'augmenter le leur dans chez eux, dans leurs pays d'originies. Comment le pourrions-nous puisqu'en somme nous construisons notre bien-être en amplifiant leur misère dans l'indifférence de nos p'tites vies confortables de consumériste qui ne se rendent même plus compte que leur cerveau en est atrophié!
Dernièrement, je suis allée voir le film "Visitor". J'ai adoré! J'ai été émue! Une belle histoire, simple, d'amitié et d'amour, entre un prof de fac complètement absent en sa propre vie, qui reprend goût et se redécouvre aux côtés d'un jeune couple de clandestins, elle sénégalaise vendant à la sauvette des bijoux qu'elle fabrique elle-même et lui syrien, super joueur de percus! La musique sera leur point de rencontre. La clandestinité, le traitement expéditif de leur cas dans un charter de retour au pays, décidé au dernier moment de façon que personne ne puisse l'empêcher, quelle que soit leur situation dans le pays d'accueil, quel que soit leur degré d'intégration, quelles que soient leurs qualités humaines, qu'ils demontrent du respect pour le pays et ses lois (sauf une: celle du permis de séjour obligatoire)ou pas, qu'ils aient des enfants ou pas, etc.
J'ai également vu un documentaire de Juan Manuel Sepulveda (Mexique) intitulé "La frontera infinita", tourné au Mexique en 2007. J'ai pu le voir grâce à l'association Colores Latino. Cruellement réaliste! Ce documentaire fait mal! Il suit des migrants d'Amérique Centrale au Mexique alors qu'ils essaient de rejoindre la frontière avec les Etats-Unis. A chaque étape du voyage, les images monrent la dureté de l'aventure clandestine, les mots disent la volonté, l'espoir, un voyage sans fin, les images montrent les terribles conséquences de ceux qui doivent sauter dans un train en marche, glissent et tombent (membres amputés, etc), la solidarité entre migrants, ce qui les rassemble malgré leurs différences... Un très beau documentaire dont le seul but de donner à voir et à comprendre l'immigration illégale!
http://www.youtube.com/watch?v=75C8ea77tiw
Rédigé par : Lyd | 19/11/2008 à 11:02
Mmmmh cher Francois le bonheur c'est vous! "Rien dans le pantalon, mirador", miam je me régale... et "la maison à crédit et la Renault"... Miam, Miam...ca doit avoir avec l'aliénation dasn notre société d'égoïstes et la beaufitude, non? Dommage, je suis fils d'immigrés arrivés la valise à la main (à cause d'un régime qui leur a absolument tout pris même s'ils n'avaient pas grand chose) mais légalement. Et ils n'ont jamais contourné la loi. ET ils étaient prêts à accepter d'être ranvoyer. Jamais ils n'auraient accpeter d'être hors la loi. Alors oui ils ont eu peur mais ils étaient droits.
Rédigé par : Roum1 | 19/11/2008 à 11:18
@Poil de carotte. On va pleurer... Economiquement les clandestins sont un atout comme vous dites, ils bossent pour pas cher. Moi je suis prêt à payer plus. Il est temps que l'occident sache que les choses sont plus chers que ce que l'on dépense! Non le problème est civilisationnel. Vosu êtes interntionaliste/multiculturaliste (et si sensible), pas moi.
Rédigé par : Roum1 | 19/11/2008 à 11:24
@Roum1. Tu es fils d'immigrés qui n'ont pas contourné la loi, par ce que les lois scélérate du triste sir Hortefeux n'existaient pas en ces temps là. Aujourd'hui, des personnes valeureuses comme tes parents, qui s'échappent d'un contexte dramatiques sont devenus des hors la loi, en plus d'être déplacés, dépossédés et en errance. Je trouve tellement dommage que toi, qui sait ce que peut signifier de tout abandonner pour s'exiler, prenne la défense de mesures profondément injustes et discriminatoires. C'est sans aucun doute que tu n'es pas assez informé. Et à ce titre, Libélille nous nourris et nous éduque à une meilleure compréhension des faits.
Rédigé par : Kamyar | 19/11/2008 à 12:48
Alors on remet le couvert ? c’est la faute au voisin, l’arabe, l’étranger, le sans-papier ? A en entendre certains on pourrait croire qu’il s’agit de défendre la patrie en danger et de s’abreuver du sang de la nation.
Que feriez-vous si vous étiez né dans un pays pauvre, vous laisseriez votre famille crever de faim sans rien faire parce que vous êtes né du mauvais côté d’une frontière ? Comme si on était coupable de naître d'un coté ou l'autre d'une frontière, comme si on le choisissait.
Rédigé par : patate | 27/11/2008 à 18:49
commentpeut on parler de cette façon de gens que je suis sure vous ne connaissez même pas ? Cela me met hors de moi de lire des choses comme '' se sont des tricheurs'', ''des illégaux clandés", "des associations bobos" et j'en passe pleins d'autres . Avez vous juste une fois parler avec eux ? cela métonnerait et bien je peux vous affirmer que ces etres humains, ces jeunes qui sont sans leur famille et qui ont un courrage énorme nous apprennent plus que beaucoup de français. Ils sont blessés, tristes, mais ne se plaignent jamais, nous avons pris la décision d'arrêter les repas et douche, ceux ci nous répondent que "c'est difficile mais nous comprenons ". Enfin bref tout ça pour dire, regarder autour de vous et essayez de comprendre au lieu d'être braqué, à ne pas avoir plus haut que votre nombril.
Rédigé par : fannyzz | 08/12/2008 à 10:45