Viré... ou reclassé au Brésil pour 300 euros par mois
ÉCO-TERRE - Alain Leclercq, 38 ans, est un des sept salariés de la teinturerie Staf à Hénin-Beaumont à qui on a proposé d'être reclassé au Brésil ou en Turquie, aux salaires locaux de 315 et 230 euros. C'est ça ou la porte. «Hors de question» répond le salarié porte parole de ses six collègues. Interview.
Quel est votre travail chez Staf?
Je suis cariste, je charge et je décharge les camions, entre 15 et 20 tonnes par jour. Je suis polyvalent, sur les machines une fois par semaine, je charge les bobines blanches avant la teinture. Je travaille ici depuis sept ans. J'ai d'abord été intérimaire deux ans, embauché en mars 2003. Je gagne 1300 euros bruts, soit entre 1020 et 1030 euros nets.
Staf vous reclasse au Brésil ou en Turquie, le même travail pour trois à cinq fois moins.
Il est hors de question qu'on y aille, je le dis pour moi et pour les six collègues concernés. Et la boîte, elle le sait. C'est comme si on nous proposait d'aller vivre dans le désert. Si j'étais célibataire, j'irais peut-être, pour voir la vie. Mais j'ai trois enfants, âgés de 14, 13 et 9 ans. Ils m'ont dit «Comment on va faire, Papa? On va quitter la maison, l'école, les copains?» Ils sont traumatisés. Je me faisais du souci pour leur avenir, maintenant, je me fais aussi du souci pour le mien. J'ai l'impression d'avoir un pied dedans, un pied à côté.
Ce que vous propose l'employeur, ce n'est pas illégal.
Ils suivent la loi, je ne veux pas me mettre en porte à faux. La loi c'est la loi. Mais c'est dommage.
Comment ça se passe dans l'usine?
On est 34 salariés. Jusqu'ici, il y avait une bonne ambiance. Maintenant, on évite de parler, de discuter des licenciements. Il n'y a pas de grève, l'usine tourne, les gens sont payés. On ne sait pas ce qu'on va toucher comme prime de licenciement. S'ils ne font pas une vraie proposition de reclassement, on réclame notre solde de tout compte pour le 25 avril. On veut pas de chichis ni de blabla.
Et vous, vous allez faire comment, maintenant?
Mon épouse ne travaille pas. On réfléchit à tout ce qu'on devra enlever, pour faire des économies. L'internet, le téléphone de la maison ou le portable. Les enfants adorent aller à la piscine tous les week-ends, ce sera un week-end sur deux. Le cinéma avec les copains-copines, Auchan, c'est fini. On avait prévu un voyage à Marseille cet été, on l'a annulé.
Recueilli par Haydée Sabéran
Lire aussi : Reclassé au Brésil, c'est pas le Pérou


Un reclassement en Turquie ?
Non, mais c'est une blague! Il ne savent plus quoi inventer.
Toute entreprise a une responsabilité sociale et elle doit la provisionner en faisant évoluer son personnnel. Elle est tenu aussi de vérifier les conséquences des ses décisions.
C'est vraiment dramatique pour la famille. La prime de licenciement va vite s'évaporer.
C'est écoeurant.
Rédigé par : Kamyar | 03/04/2008 à 16:01
Mais comment les dirigeants de STAF (et des autres entreprises) peuvent-ils encore se regarder dans la glace le matin? Il n'y a donc plus rien d'autres qui compte que le fric? Sont-ils seulement capable de se rendre compte de la stupidité de leurs actes: une fois que toutes les entreprises seront délocalisées... a qui vont-ils tenter de vendre leurs produits? Aux chômeurs en Europe ou à leurs esclaves du tiers-monde? Ces gens foncent dans le mur avec le sourire aux lèvres... de parfaits abrutis!
Rédigé par : Hugues6000 | 03/04/2008 à 16:19
La proposition de la direction est non seulement insultante mais elle est aussi probablement mensongere. Ce n'est pas parce que que le Bresil ou la Roumanie sont des pays plus pauvres que le notre qu'ils n'ont pas de lois sur l'immigration. Hors la plupart des pays n'acceptent le sejour des travailleurs etrangers que si le poste ne peut pas etre pourvu par un resortissant local. J'aimerais bien voir ce qui se passerait si un des licencies donnait suite a cette offre.
Rédigé par : Plissken | 03/04/2008 à 16:26
Le cynisme au pouvoir! A gerber, vraiment.
Rédigé par : Emmanuel | 03/04/2008 à 16:26
OK, c'est légal mais purée, quel cynisme ! C'est vraiment honteux !
Rédigé par : simon | 03/04/2008 à 16:31
c'est sympa le Bresil, mais pas avec 250 € quand on a 3 mômes ! et ça sera quoi leur statuts, expat ??? le déménagement sera pris en charge par qui ? l'entreprise ? quelle lacheté, pourquoi ne pas les licencier directement, ce serait quand même plus franc !
Rédigé par : bboy | 03/04/2008 à 16:38
Ahurissant...
Rédigé par : Jojo | 03/04/2008 à 16:38
Cela peut sembler scandaleux à première vue mais il faut savoir que dans les cas de délocalisation l'employeur a l'obligation légale de formuler une proposition de reclassement au salarié.
S'il ne le fait pas toute la procédure est irrégulière et le licenciement du salarié sera alors considéré par les prudhommes sans cause réelle et serieuse.
Sur le papier, lorsque les entreprises délocalisent dans les zones à bas coûts, cela donne par conséquent le type d'offre décrite dans l'article.
Ce n'est pas le cynisme de l'employeur poussé à l'extrême, c'est seulement la loi appliquée à la lettre.
Rédigé par : Stephan | 03/04/2008 à 16:46
Au lieu de braire comme un ane, sachez que le bresil est un eldorado et vous remercierez votre entreprise de vous avoir sorti de la merde qui vous attendd en Europe. Avec 300 Euros par mois, ON VIT MIEUX qu'avec 3000 euros en France. Vous aurez tout et en plus de votre dignite, une femme de reve qui balaiera vos ultimes regrets.Renseignez vous d'abord avant d'ameuter les beaufs ! Et des lundi, allez remercier votre entreprise et faites vos valises !
JE vis au Bresil depuis 6 ans et je sais ce dont je parle, je le vis.
Avec 300 euros, je vis a Rio au bord de la plus belle plage du monde et je n'ai rien dautre a faire d'urgent qu'a repondre a ce mail, c'est vous dire si j'ai du temps a perdre..LE bonheur, quoi !
Rédigé par : fabritz | 03/04/2008 à 16:47
Je ne vois pas de raisons particulières de s'insurger contre cette proposition de reclassement : c'est la loi, tout simplement. Il fallait s'insurger en votant pour ses députés aux législatives !!!!!
Pour ma part (et c'est vrai !), j'entame une procédure contre mon ex-employeur qui ne m'a pas proposé de reclassement en Inde, alors que mon poste y a été délocalisé.
Il a eu la maladresse de m'écrire qu'il me l'avait proposé (en fait, non) et que j'avais "naturellement" refusé (anticipant sur ma réponse).
Désolé, mais cela compense avec cette non-info. (Pour une fois qu'un employeur respecte une loi, on ne va pas lui taper dessus - mais changeons la loi).
Rédigé par : Etienne | 03/04/2008 à 16:49
J'ai habité 3 ans au Brésil où j'ai dirigé la filiale brésilienne d'une société française et connais donc bien ce pays.
Je conseille donc aux employés de Staf de la jouer finement avec leur employeur : Staf ne parviendra jamais à se procurer des permis de séjour et de travail pour les employés français qui souhaiteraient s'expatrier, en tout cas à ce niveau de salaire. En effet, le gouvernement brésilien ne délivre des permis de travail à des non brésiliens que lorsque le salaire de celui-ci au Brésil sera d'au moins 3.000 euros. La raison est que le Brésil n'est près à accueillir que des cadres dirigeants étrangers mais pas des employés ou des ouvriers. Donc en acceptant l'offre de Staf, vous mettrez sa direction en difficulté!
Rédigé par : Gabriel | 03/04/2008 à 16:57
Certains commentaires me laissent perplexes, notamment celui de Kamyar.
Si je ne m'abuse, la loi impose de proposer un reclassement quand c'est possible, même si il est irréaliste. Ici, c'est clairement le cas et celui qui le propose doit bien savoir qu'il ne rime à rien mais il doit quand même le proposer.
Ce qui me laisse perplexe c'est de voir que certains pense qu'une entreprise fonctionne différemment d'un foyer : le salarié en question parle de réduire ses dépenses suite à son licenciement, sans prévoir d'indemnités pour la piscine, qui perd un client, ou pour son fourniseur télécom... Une entreprise qui fait moins de chiffre d'affaire n'a pas d'autre choix que de réduire ses coûts. Ce n'est pas plus compliqué que cela. Et le choix des coûts qui seront réduits en priorité revient au chef d'entreprise, comme au "chef de famille" qui réduit d'abord ce qui ne met pas en péril son entité (famille ou entreprise). Il n'a d'ailleurs pas dit qu'il allait moins nourrir ses enfants mais moins les emmener à la piscine, c'est un choix raisonnable pour l'avenir.
Il faut essayer de comprendre ce qu'est une entreprise avant de lui demander de prendre en charge sa "mission sociale".
Rédigé par : Paul | 03/04/2008 à 17:02
Fait: au moins 75% des animaux domestiques sont mieux traitees et ont une vie bien meilleure que celle de nos amis les humains.....
Idee: Remplacez les syndicats par la SPA..
Rédigé par : Eric rRchards | 03/04/2008 à 17:09
bienvenu dans le monde reel
faut il etre crasseusement naif pour croire que le capitalisme en general a une quelconque responsabilite en ce qui concerne la vie des familles....
Rédigé par : sarrequeau | 03/04/2008 à 17:12
Bonjour
Cette proposition de reclassement est tout simplement en contradiction totale avec la doctrine de l'administration (délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle) : dans une instruction en date du 23 janvier 2006 relative aux propositions de reclassement à l'étranger, la DGEFP considére ainsi : "la proposition d’une entreprise concernant des postes au sein du groupe, dans des unités de production à l’étranger, pour des salaires très inférieures au SMIC, ne peut être considérée comme sérieuse. Ces propositions
ne sauraient répondre aux obligations inscrites dans le code du travail. Il (les directions départementales du travail) vous appartient de rappeler aux employeurs que les propositions de reclassement interne qu’ils doivent faire lorsqu’ils envisagent de licencier certains salariés doivent être sérieuses pour être considérées comme ayant été faites de bonne foi. Si ce n’est pas le cas, il m’apparaît nécessaire de demander le retrait de telles propositions, en application des dispositions de l’article L. 321-7 du code du travail, si elles sont formulées dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi ou des dispositions de l’article L. 611-1 du code du travail en l’absence de mise en oeuvre d’un plan de sauvegarde."
EN CONCLUSION : Les salariés concernés doivent donc saisir leur inspecteur du travail qui IMPOSERA à l'employeur de retirer ces propositions scandaleuses. A défaut, les licenciements qu'il pourrait prononcer seront au minimum abusifs, voire nuls.
Rédigé par : Lucas | 03/04/2008 à 17:12
On pourrait pas proposer ce même type de reclassment à ceux qui ont été virés de leur entreprise ou leur administration ?
Exemple : Alain Juppé, Jean-Marie Messier, Noel Forgeart, le président de l'UIMM, David Martinon...
Rédigé par : A | 03/04/2008 à 17:14
Il y a de sacrés salauds sur terre.
Rédigé par : Ant. | 03/04/2008 à 17:17
C'est scandaleux, et les dirigeants proposent ces solutions afin de justifier leurs licenciements, tout en sachant très bien que les salariés refuseront le poste.
C'est cela l'ultra libéralisme et la déréglementation sournoise du marché du travail qu'il entraine.
Toujours niveler par le bas pour faire plus de marge pour l'actionnaire.
Rédigé par : François | 03/04/2008 à 17:26
j'aime bien cette idee que tout employe francais a l'etranger soit payer au niveau du salaire locale. peut etre ca changera de cet insuportable sentiment de superiorite des "occidentaux" et amenera une reel comprehension de l'"autre monde"
Rédigé par : karl marx | 03/04/2008 à 17:28
Pour moi, on est dans un cas à la limite de la légalité...
En effet, si vos contrats sont des CDI et que vous n'avez pas de close de mobilité, on ne peut vous licencier pour ce motif et avez alors droit aux avantages du licenciement économique.
Même si vous avez une close de mobilité, celle-ci est caduque dans votre cas car change la nature de votre contrat (legislation du travail autre que française)
Ce qui sort du cadre de la close de mobilité.
Si ce n'est pas une clause de mobilité mais une proposition de reclassement, le refus de la proposition n'est pas une cause de licenciement.
Retour à la case licenciement économique....
Voilou, je vous conseille donc la voie du licenciement plus avantageuse pour les employés concernés.
Après, reste les prudhommes...
Bon courage...
Rédigé par : Zorglub | 03/04/2008 à 17:30
Hénin BAUMONt n' apas voté MArine LE PEN et a voté à gauche, cette gauche qui a privatisé et a plongé dans l'économie de marché. TAnt pis pour eux!
Rédigé par : electeur du front | 03/04/2008 à 17:34
"En France il faut cesser de se faire des illusions..
La santé, la vie, les amours sont précaires...
En conséquence, pourquoui le travail ne le serait t'il pas..?
Laurence Parisot
Déclaration véridique..Ce qui n'a la forme que d'une proposition est en fait déja à l'oeuvre..réveillons nous citoyens..Staf n'est qu'à l'avant garde du cynisme économique..Accepte le sort des plus pauvres car ce sera le tien ou celui de tes enfants demain..!
Rédigé par : Plimsouls | 03/04/2008 à 17:37
Où est-ce que j'ai mis mon flingue ?
Rédigé par : Pascal | 03/04/2008 à 17:39
ce n'est pas nouveau, il y a déjà eu le cas pour la Roumanie, à l'époque on a considéré que c'était de la provocation.
Pourquoi ne pas y aller ? ce serait l'occasion d'engager un tueur à gages pas cher.
Rédigé par : eek | 03/04/2008 à 17:41
ça peut pas marcher...ce serait un trop bon moyen pour renvoyer tous les indésirables chez eux...
Rédigé par : rachid | 03/04/2008 à 17:43
Vu le secteur d'activité de cette entreprise, c'est normal qu'elle délocalise. Mieux vaut ça pour son patron que de mettre les clefs sous la porte dans quelques années.
Quant à Alain, à 38 ans, il peut toujours suivre une formation (payée par l'ANPE) pour obtenir une quelconque qualification. Et oui, il faut se réveiller, dans une économie mondialisée, "Charger et décharger des camions" n'est plus un boulot rentable en France.
Ce n'est pas la faute aux entreprises si l'Etat français n'a pas su anticiper la mondialisation, en se dépêchant de former les ouvriers peu ou pas qualifiés, en mettant le paquet sur la formation et la mobilité professionnelle.
Rédigé par : Anonyme | 03/04/2008 à 17:50
Et oui, à part faire écire les bavards virtuels (mince, j'en suis !), cette proposition n'aura pas d'autres suites que de mettre l'entreprise en difficulté.
Au lieu de braire, les syndicalistes professionnels devraient sortir leurs mains de leur poches et bosser un peu les textes de Loi.
C'est vrai que c'est plus fatigant que de porter une banderole et de gueuler dans un haut parleur !
Rédigé par : Angèlique | 03/04/2008 à 17:54
A Fabritz : ça se voit que tu n'es jamais allé au Brésil. Oui on vit bien avec 300 € par mois... MAIS DANS UNE FAVELA ! Le Brésil est le pays le plus cher d'Amérique Latine et les prix des produits de consommation courante sont à 2/3 du prix de ceux d'ici.
Rédigé par : Johnny | 03/04/2008 à 18:07
Il y a beaucoup de bêtises dans les commentaires ci-dessous.
Reportez vous au lien suivant "http://www.travail.gouv.fr/publications/picts/bo/28022006/TRE_20060002_0110_0017.pdf"
Une citation suffisante de ce document si vous n'avez pas besoin d'approfondir :
"Certains employeurs invoquent en général l’application de ces dispositions en considérant qu’elles les
contraignent à proposer avant tout licenciement toutes les possibilités de reclassement au sein du groupe auquel
appartient l’entreprise, y compris à l’étranger, quand bien même ces propositions seraient de fait inacceptables
pour les salariés concernés.
Cette application restrictive du troisième alinéa de l’article L. 321-1 du code du travail méconnaît un principe
fondamental du droit contractuel qu’est celui de l’exécution de bonne foi des obligations contractuelles.
L’employeur est tenu d’assurer l’adaptation de ses salariés et d’envisager des propositions qui soient en adéqua-
tion avec les attentes légitimes du salarié."
Rédigé par : Bob | 03/04/2008 à 18:15
angélique tu es navrante de bétise, les syndicalistes sont comme nous tous des gens et comme nous tous, chacun dans notre métier, il y en a des bons et des moins bons...
Faire une généralité de ce type est donc inconvenante.
Pour ce qui est du sujet j'aime beaucoup les très fines remarques de 16h46, 16h47, 16h49 surtout après celles de 16h57 et 17h12 (celle qui rappelle le texte de loi).
Merci à tous pour ces infos.
Rédigé par : cedric | 03/04/2008 à 18:26
lamentable. Plus c´est gros plus ca passe. Cet employé est vraiment pris pour de la merde par cette entreprise. Bon courage a lui.
Rédigé par : Frederic | 03/04/2008 à 18:35
Et les dirigeants d'entreprises qui s'expatrient, ils sont également payés sur la base des salaires locaux peut-être ?
Mais que fait Action-Directe ?
Rédigé par : téci | 03/04/2008 à 18:46
Il ne faut pas s'inquiéter pour les enfants car ils s'adaptent toujours, de plus le changement est bénéfique pour eux.
Personnelement je suis attéré de constater les réactions sur cette page: pour une fois une entreprise propose a ses salariés de s'autodélocaliser, au lieu bien sur de d'aller chercher la main d'oeuvre la moins cher... Je suis persuadé que cette nouvelle situation lui serait bénéfique: de nouveaux horizons, de nouvelles épices dans sa vie, une nouvelle langue. Bref il est grand temps de se bouger, moi je veux bien qu'on m'envoie au brésil tout de suite !!
Rédigé par : Seb | 03/04/2008 à 18:47
Petite remarque suite au commentaire "Et oui, il faut se réveiller, dans une économie mondialisée, "Charger et décharger des camions" n'est plus un boulot rentable en France." :
ce n'est pas son poste de cariste qui est menacé de part sa nature mais la teinturerie. En effet il parait difficile de délocaliser au brésil le travail de manutention des camions en France... de même que l'on ne délocalisera pas le travail des éboueurs ou autres manutentionaires : par définition leur travail est forcément local.
Un ingénieur chimiste de cette entreprise perdrait tout autant son poste, ce n'est pas à cause de son manque de formation (qui par contre peut être un frein pour retrouver un travail).
Rédigé par : David | 03/04/2008 à 18:49
@landry benoit.
Il faut bien décharger les camions pour alimenter les magasins français que je sache. Donc je ne vois pas pourquoi une entreprise ne pourrait pas payer des salariés pour ça si elle gagne de l'argent.
On peut tourner le problème dans tous les sens, on aura toujours besoin de main d'œuvre peu qualifié pour faire certaines taches.
Rédigé par : Rémi | 03/04/2008 à 18:51
Je vis au Brésil:
1) Le Brésil c'est loin d'être le desert
2) L'Economie se porte bien mieux quand France
3) 300 Euros ici c'est même pas conforme à la loi Brésilienne. Donc je suspose que c´est une stratégie à pousser les salariés à être viré
Rédigé par : Gerome M | 03/04/2008 à 19:04
une des façons de lutter contre ces délocalisations serait de consommer uniquement le "made in france" ; certes il ne reste plus gd chose mais ce serait un début...???
Rédigé par : benedicte | 03/04/2008 à 19:15
Pour cent mille balles on t'envoie sur la lune. Et pour et pour trois cents balles en enfer, au Brésil, pays extrêmement dangereux, un vrai coupe-gorge. Accepte mec, ou t'ira sous les ponts de la Deule. On est Chti ou on l'est pas.
Rédigé par : mosndup | 03/04/2008 à 19:17
pour Angelique :
depuis quand ce sont les "syndicalistes professionnels" qui font les lois ? Ce sont les députés pour qui tout citoyen vote, qui font les lois... Ne vous trompez pas de cible !!et si on écoutait davantage les syndicalistes, avec de réelles négociations, où tout n'est pas prévu à l'avance, peut être que le législateur et le gouvernement écriraient de meilleures lois... Les élections ont eu lieu, elles ont parlé... C'est la majorité qui a gagné... jusqu'à la prochaine fois..
En ce qui concerne le Brésil, il faudrait savoir qui a raison... Est ce l'internaute qui vit là bas et gagne 300 euros à ne rien faire (d'après son comment) ou celui qui dit, que si un expa gagne moins de 3000 euros..... il n'a pas l'autorisation de s'installer là bas.
Je ne connais pas le brésil, mais d'autres pays d'amérique latine ou du sud est asiatique, où effectivement il est possible de vivre avec 200 ou 300 euros par mois... Mais c'est à la condition de vivre, de la même façon que les gens du pays, avec la même nourriture, le même confort... Et pour nous occidentaux, ce n'est pas évident (en dehors des vacances)...
Rédigé par : lolo | 03/04/2008 à 19:18
le problème est que les messieurs bien cravatés qui ont proposé ce reclassement, eux, ils exigeraient une prime d'expatriation en plus de leur salaire national pour aller bosser à l'étranger
Rédigé par : kolderow | 03/04/2008 à 19:26
@ David et Rémi,
Je ne parle pas du métier de cariste en général, mais de son emploi dans cette entreprise de teinturerie, dont les salariés auraient du se douter depuis longtemps qu'elle allait partir à l'étranger. Et c'est sûr que sans qualification, il va galérer pour retrouver un boulot, au contraire de l'ingénieur chimiste qui pourra toujours se recaser quelque part.
Rédigé par : Anonyme | 03/04/2008 à 19:48
On devrait y envoyer clique à M. Sarkozy, cela serait déjà un plus pour notre économie et le plan de rigueur qui s'annonce.
mis à part cette boutade bon courage et essayer de vous battre, bien que dans ces cas il n'y à plus de collègues et encore moins d'amis dans le travail
Rédigé par : JP38 | 03/04/2008 à 20:22
On devrait y envoyer la clique à M. Sarkozy, cela serait déjà un plus pour notre économie et le plan de rigueur qui s'annonce.
mis à part cette boutade bon courage et essayer de vous battre, bien que dans ces cas il n'y à plus de collègues et encore moins d'amis dans le travail
Rédigé par : JP38 | 03/04/2008 à 20:23
la France est un des pays les plus riches du monde...La mondialisation provoque comme un effet de "vases communicants" : cela se remplit d'un côté, et cela se vide de l'autre, jusqu'à obtenir le même niveau partout...Et nous avons donc tout à perdre... le partage des richesses...notion tentante tant qu'elle est abstraite... cela va prendre des générations pour que les niveaux de vie s'égalisent de par le monde... j'ai l'impression en écrivant ça que c'est à la fois pessimiste (pour nous) et optimiste (pour le monde entier)... en attendant, il faut tenter de s'adapter et personne n'a de recette miracle... faisons jouer la solidarité au maximum, y compris dans nos lois...tant que ça tient...et que faire d'autre?...
Rédigé par : sylb | 03/04/2008 à 20:25
Personnellement je suis d'extreme droite mais ces cas sont frequents et indamissibles de la mondialisation.
Avec nous certains patrons comme celui en question finiraientt pendus haut et court !!!
Rédigé par : chapet | 03/04/2008 à 20:49
Personnellement je suis d'extreme droite mais ces cas sont frequents et indamissibles de la mondialisation.
Avec nous certains patrons comme celui en question finiraientt pendus haut et court !!!
Rédigé par : chapet | 03/04/2008 à 20:49
............ STAF est une société à vomir ......ça sent la rébellion ........... les dirigeants de cette boite sont des merdes ...
Rédigé par : A vomir .......... | 03/04/2008 à 20:54
ce qui est hallucinant c'est que ce mec se plaigne autant- avoir trois enfants et vivre d'un seul salaire de 1000 euros net est completement irresponsable. Pourquoi ce serait a l'Etat, aux "autres" , de sauver cette famille ou madame ne travaille pas et monsieur, qui est est encore jeune, ne chreche pas un travail ailleurs? Je commence a en avoir marre d'entendre tous ces gens qui se plaignent. Pas etonnant que les entreprises etrangeres ne veulent pas s'installer en France, pays ou on rale tout le temps. Va falloir couper l'internet et le cine? Mes pauvres...
Rédigé par : Anne | 03/04/2008 à 21:00
Beuark !!!!!
Y compris les propos moralisateurs ou explicatifs postés ici... !!!!
si l'humanité peut être réduite à des logiques matérielles qui n'ont d'autre objet que l'enrichissement d'une infime minorité, l'inhumanité n'a elle aucune justification.
Et c'est bien de cela dont il s'agit...
Rédigé par : Bob | 03/04/2008 à 21:19
C'est un poisson d'avril?
Rédigé par : ayato | 03/04/2008 à 21:28