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31/01/2008

Les enseignants sous le coup de la gifle

EDUCATION- ACTUALISE LE 1/02- Les messages de soutien affluent au rectorat de Lille et dans les syndicats d'enseignants, le collège Chasse-Royale à Valenciennes débraye une heure demain matin en signe de solidarité : la mise en examen pour «violence aggravée sur mineur» d'un professeur de technologie à Berlaimont, pour une gifle infligée à un élève, indigne le milieu éducatif. Lundi dernier, l'élève en question avait traité son prof de «connard».

Le père de l'enfant, un gendarme, a porté plainte le jour même des faits. Des policiers sont alors venus chercher le prof à son domicile.«La réaction policière et judiciaire est ahurissante», estime Michel Devred,délégué régional Nord du Snes-FSU, principal syndicat enseignant. «L'élève n'aurait pas dû insulter le professeur, et le professeur n'aurait pas dû lui donner une gifle, nous sommes bien d'accord. Mais placer ce collègue en garde à vue, pratiquer des tests génétiques sur lui, tout cela nous paraît disproportionné.» Il n'est pas plus satisfait de la réaction du rectorat, qui, dans un premier temps avait annoncé que le professeur aurait interdiction de se présenter devant ses élèves. Depuis, l'enseignant de 49 ans est en congé maladie pour un mois, ce qui a dispensé le rectorat de prendre cette disposition.

«Le collègue ne va pas bien», confie Michel Devred, «Le ciel lui est tombé sur la tête. C'est un enseignant avec une belle carrière, bien noté administrativement et pédagogiquement.» Le rectorat botte en touche : «Nous ne pouvons pas vous donner ses notations, nous n'avons pas encore sorti son dossier. Nous savons cependant que c'est un professeur très exigeant envers ses élèves.» Il confirme qu'il y aura sanction administrative, mais qu'elle est «encore à préciser». L'élève a été également sanctionné : il a été exclu trois jours de son établissement, le collège Gilles-de-Chin.

Le rectorat reconnaît que cette affaire se passe dans un contexte particulier, avec une recrudescence des violences scolaires. Ce dont témoigne un professeur nordiste : «Je ne connais pas ce prof, ce que je sais, c'est que bosser dans ces établissements, cela veut dire être infaillible. Quand tu es fragile face aux élèves, tu dégustes. Alors, oui, un jour tu peux craquer, tu as la main qui peut partir.» Michel Devred confirme : «Quand le collègue dérape, on oublie tout son passé et on le présente comme un danger pour l'école. Il faudrait aussi se demander ce que pensent aujourd'hui l'élève concerné et ses camarades : on traite de connard un prof, le prof se retrouve en taule ?» Même réaction du côté de l'Unsa education :«Elle est peut-être pédagogique, cette gifle ?», se demande même Joëlle Thiery, de l'Union régionale. On le saura le 27 mars : jugement de l'affaire au tribunal de grande instance d'Avesnes-sur-Helpe.

S.M.

Commentaires

Il faut à tout prix organiser un mouvement vaste de solidarité avec le prof et dire à quel point sa réaction est humaine et même pardionnable. Il faut n'avoir jamais enseigné pour ne pas comprendre sans doute.

Une histoire abracadabrantesque mais malheureusement vraie! Révélatrice en tout cas du manque de considération et de soutien de notre hiérarchie. Les enseignants sont devenus grâce à notre société de consommation, des prestataires de service qu'on peut juger, jeter, insulter. Il faut savoir que de nombreux profs ne peuvent même pas faire leur métier lors d'une heure de cours ... puisqu'il faut éduquer les élèves à l'écoute et au respect des autres avant toute chose ... ça n'est pas le rôle des parents, ça?

Bien sûr qu'elle est pédagogique, cette baffe !

Si François Bayrou avait giflé le gosse d'un gendarme, il se retrouvait aussi en correctionnelle.

Et un gendarme qui utilise sa tenue de service pour intervenir dans des affaires personnelles et privées, ça n'est pas répréhensible, çà ?

Après une histoire pareille, que le gendarme ne s'étonne de trouver bientôt son fils avec un coktail molotof dans la main le jour où devra intervenir pour réprimer une émeute de balieue.

Consterné ! Un prof qui se fait insulter et n'est pas soutenu par sa hièrachie quelle image auront de lui les autres enfants ?? Interdite la gifle ?? Pourquoi ? car il y a des enfants qui dépassent les bornes et à qui celà ferait du bien d'en avoir plus ! J'ai travaillé dans un collège "Bourgeois " et bien que des gosses mal- élevés, injurieux, n'écoutant personne, que moi-même j'avais l'envie qui me démangeait !! Le fait que le père soit "gendarme joue un rôle" car maintenant l'enfant doit se dire !!! Et aprés Mr Sarkozi diras que les enfants sont de futurs délinquants mais il les fabrique !!!!!

l'attitude de ce gendarme est tout simplement scandaleuse tout comme celle de sa hiérarchie, et ce n'est pas la gendarmerie nationale qui va sortir grandie de cette affaire - y a encore du boulot la aussi - J'aurais aimé que la hiérarchie et les collègues de ce professeur, ainsi que les élèves et au moins leurs parents lui apportent un soutien immédiat fort et massif - Je ne vois rien poindre - en tout cas je ne le ressens pas - Monsieur le Président de la République, Madame la Garde des Sceaux, vite car il est déjà bien tard, redonnez à nos professeurs l'autorité qu'ils méritent, apprenez à nos enfants le respect, la politesse et toutes les bases de la civilité afin qu'ils puissent éduquer leurs parents qui en manquent eux aussi.

Le père de cette gamine mal élevée - par qui? - peut se faire traiter de "connard" par un type de la banlieue et il peut réagir en lui filant un bon coup de matraque...à lui il ne lui arrivera rien!..Egalité etc.?

histoire délirante qui montre bien a quel point tout part en vrille : si ma fille en 6ème faisait la même chose, je lui dirai qu'elle en mérite une autre.

2 questions : si le père n'était pas gendarme, le professeur aurait il subi les mêmes conditions d'interpellation ?

quelle éducation un père gendarme peut il donner pour que son gamin se comporte comme cela ?

Il s'en est fallu de peu pour que l'élève soit félicité par le rectorat pour son audace.
Bravo pour la veule et permissive hiérachie!

Il a très bien fait de lui donner une clauqe, l'élève ne méritait que ça.
Pourqoi ne pas publier le site où l'on peut soutenir cet enseignant martyre?

Une gifle salutaire.
Prof moi-même et de technologie en prime j'assiste à la dérive depuis des décennies de notre beau métier. Mon soutien va à ce collègue. Pas par corporatisme stupide. Il y a 10 ans cela aurait étè inimaginable de dire à un prof connard. Il est vrai que maintenant les enfants se permettent de dire cela à leurs parents donc à un prof ou un adulte: pensez-vous !
Merci la hiérarchie de votre soutient si précieux ! (ipr, chefs d'établissement).
Nous devons maintenant éduquer de vrais petits sauvages. Il est vrai que dés fois la main démange.
Un tel propos je ne l'aurais certainement pas tenu ni même pensé il y a 10 ans.
C'est dommage . Rassurez vous je ne suis pas aigri j'aime toujours autant mon métier. J'envisage d'ailleurs de partir vers d'autres cieux où l'école n'est pas un dû mais une possibilité de progresser dans la vie et de sortir de la misère. Beaucoup de petits Africains pensent encore cela.
Monsieur le Père de l'enfant peut-être que dans l'éducation de votre enfant vous auriez peut-être dû lui dire que "connard" ne se dit pas vis à vis d'un camarade et à plus forte raison d'un adulte qui plus est son prof.
Carence des parents quand tu nous tiens !.

J'espère qu'une enquête sociale sera diligentée en direction du gendarme : vu ce que se permet de faire son gosse, il y a certainement une carence éducative à la maison !

On marche sur la tête ! suis heureuse de constater que les collègues se mobilisent en la faveur de ce prof . Enseignante moi-même, je pourrais crier le slogan : "nous sommes tous des profs de techno !". De nos jours, les parents portent plainte pour un simple zéro, forcément "traumatisant" . On voit même des élèves comparaître en conseil de discipline assistés d'un avocat !Les parents , démissionnaires, envahissent la sphère scolaire pour pallier leurs propres lacunes -----
Autre remarque : a-t-on connu le même battage médiatique quand mon frère s'est fait tabasser par des flics une nuit dans le 18 ème, alors qu'il rentrait simplement chez lui ? ---il est vrai que son père n'est pas gendarme, mais un simple travailleur immigré ...

Etant moi-même enseignant en collège et ayant été confronté (souvent, trop souvent !) à des insolences et incivilités, je confirme que dans ce cas il n'y a AUCUN soutient de la hierarchie !!
Heureusment je n'ai jamais levé la main sur un élève, mais l'unique fois où j'ai annoncé à un élève qui m'avait insulté qu'il allait finir "dans la rue" (sous le coup de la colère), je me suis retrouvé en 'procès' devant mon principal, son adjoint et les parents d'élèves qui ont exigés mes excuses ! Inutile de vous dire que l'enfant n'a pas été obligé de présenter les siennes et qu'il n'a même pas été sanctionné car "c'était difficile à expliquer à ses parents qui son de mauvais coucheurs" (dixit mon principal... après que les parents soient partis bien sûr !).

Il est évident que si on continue comme cela on va finir par escalader le mur dans lequel notre éducation s'est encastrée depuis le passage de Jospin au ministère de l'EN.

PS : pour revenir à une proposition vue plus haut, tous les enseignants devraient se montrer solidaire de ce prof et cesser le travail durant au moins une heure afin de marquer leur solidarité !

en tant que militaire je ne soutiens pas le gendarme,mais le professeur.
il y a des brebis galeuses partout et la crédibilité de ce gendarme n'en sera que ternie.
il faudrait divulguer son nom pour qu'il comprenne son acte en se retrouvant confronté à de telles insolences.
en tout cas s'il me faisait la morale pour tel ou tel délit, je me ferai un plaisir de lui conseiller de garder ses leçons pour son fiston !
monsieur le professeur, je comprends votre détresse et je vous témoigne de mon soutien ...

Mon père aussi était gendarme et si j'avais osé lui raconter une histoire pareille en revenant de l'école...J'EN AURAIS PRIS UNE DEUXIEME

dans cette situation ,
qui a tort? eh bien il me semble que les valeurs se perdent
et autant du côté des enseignants que des élèves,
on n'insulte pas mais on ne frappe pas aussi,
quelle est cette sociéte où l'on insulte et ou l'on répond , prof , par des gifles, mais c'est vraiment n'importe quoi,
on peut avoir de l'autorité sans gifler et même un parent n'a pas forcément recours a ces manières là,
pour moi, c'est zero de conduite a l'un et a l'autre,

Demain 5 puis 10 puis 10000 (peut-être) collégiens pousseront leurs profs à bout en les traitant de tous les noms pour voir si ça les conduit en prison... rétablir l'autorité qu'il disait. tout cela est pitoyable, quand à l'idée de mettre des flics dans les collèges, on a intérêt à bien les choisir!
Solidarité avec cet enseignant que je ne connais pas.

quand les flics tapent sur les manifestants
ils font moins de zele
j'espere que ce branleur sera vire de ce college pour l'exemple
et que ce malheureux prof sera reabilite dans sa fonction
je me demande ce que son gendarme de pere lui a donne comme education ,apart joue au cowboy
honteux

Je me souviens en mon temps (classe de troisième) avoir gagné un giffle pour exactement les mêmes raisons. A la différence de cette histoire, j'avais en plus gagné 8h de colles et convocation des parents.

Le monde change, pas forcément en mieux.

Nous en parlions ce matin avec une amie et nous étions scandalisées par l'attitude du père de l'enfant à qui la baffe à été donnée.D'une génération avant 1968,quand cela nous arrivait, si l'on se plaignait en rentrant à la maison, c'est une deuxième que l'on reçevait.Les professeurs devraient tous faire grève par solidarité pour leur collègue. Il faut que ces incivilités chez les jeunes cessent. Malheureusement pour se prémunir des réactions des parents il faut exclure temporairement des établissements scolaire ces gosses mal élevés ,c'est alors que les parents auront le temps d'apprécier la délicieuse compagnie de leurs petits crétins.

Affligeant et très révélateur à mon sens de l'orientation politico-sociale actuelle : basée sur la répression et l'abus de pouvoir.

résultat : un prof lâché par son administration (mais ça, hélas, c'est souvent le cas) et un flic qui ira chercher son môme en taule tous les week-ends dans quelques temps et qui incriminera la société parce que le pauvre petit n'est pas compris.... Je pense sincérement qu'il faudrait descendre dans la rue maintenant et exiger que ce prof soit réhabilité immédiatement dans ses fonctions et par là même, l'ensemble de la profession d'enseignant et peut-être aussi pour faire réfléchir ces parents qui désacralisent le rôle du pédagogue qui nourrit les enfants de son savoir. c'est insupportable, ces enfants-rois et ces parents débiles qui n'intégrent pas la notion d'éduquer des gamins qui seront adultes et citoyens un jour.c'est même carrément flippant pour l'avenir de notre société!!!

c'est le monde à l'envers!!
issue d'une banlieue, je peux vous dire qu'à l'époque les profs ne se gênaient pas pour nous gifler ou nous botter les fesses. je peux vous dire que ces profs là, je leur dis merci. merci de nous avoir appris la discipline, le respect des autres, la peur du supérieur.merci de tout simplement nous avoir cadré, merci de nous avoir éduqué, là où nos parents n'ont pas su le faire (ou du moins pas correctement. oui mais à cette époque là, quand on se faisait tabasser par le prof, nos parents nous tabassait quand on rentrait. au moins les profs étaient soutenu par les parents et leur hiérarchie. aujourd'hui, le prof se fait non seulement insulter mais en plus il ne doit rien dire!!!!!
mais où vas-t-on?

On peut se poser pas mal de questions :
et partir aussi d'un constat déplorable. Etant mère de famille, je suis scandalisée par la manière dont certains enseignants, principaux, surveillants traitent les enfants....La manière dont ils leurs parlent
Ce ne sont pas des chiens. Et encore on ne parle pas comme ça à des chiens...
Il n'y a malheureusement guère de respect de la part de ses gens là, de ces adultes là, qui prennent les élèves pour de la M...
Donc on peut comprendre le retour de baton
J'ai vu des enfants, souffrir depuis des mois, à cause de la psychorigidité d'un enseignant, me dire qu'il avait souvent envie de lui casser la figure. Que ça l'aurait soulager... Je le comprends..
Chaque cas est un cas et doit être examiné ainsi, on ne doit pas faire de généralité.
Une chose est sûre, si un enseignant, ou n'importe quel adulte levait la main, sur un de mes enfants, je n'hésiterai pas à porter plainte
La violence....appelle la violence
Giffler un enfant, c'est faire preuve d'impuissance, visiblement la place de ce prof, est là où elle est actuellement en arret maladie

Et apres, on veut faire du prof le corveable a meci (voir le flexiprof qu'on veut nous faire devenir), on se fait insulter par les eleves, par les parents, et le reste de la population pensent qu'on fait un boulot de feneants. Arrivé a cette epoque de l'année, meme dans des etablissement plus ou moins "faciles", le prof est crevé, il en a marre et attend desespérément les vacances de Fevrier pour se refaire une santé. Au bout de 10 ans dans divers etablissements, alors que pour moi, prf est une reelle vocation, j'en suis a me poser des questions sur ma capacité a continuer dans ce systeme scolaire ou les ministres et autres pontes des sciences de l'education qui n'ont jmais mis un pied dans une classe continuent de nous abreuver de mesures plus absurdes les unes que les autres et a appauvrir les capacités et la cultures des enfants dont on a la charge.

Ancdote: moi-même enseignant, j'ai été, à la sortie d'une manifestation, traité de feignasse et de con par un policier municipal. Si j'avais décidé de porter l'affaire au tribunal, y-aurait-il eu mise en examen? J'en doute.
Le troupeau droitier à des comptes à régler avec les enseignants qui ne votent pas bien à son goût. Manque de bol, ce troupeau est actuellement au pouvoir.

Et apres, on veut faire du prof le corveable a meci (voir le flexiprof qu'on veut nous faire devenir), on se fait insulter par les eleves, par les parents, et le reste de la population pensent qu'on fait un boulot de feneants. Arrivé a cette epoque de l'année, meme dans des etablissement plus ou moins "faciles", le prof est crevé, il en a marre et attend desespérément les vacances de Fevrier pour se refaire une santé. Au bout de 10 ans dans divers etablissements, alors que pour moi, prf est une reelle vocation, j'en suis a me poser des questions sur ma capacité a continuer dans ce systeme scolaire ou les ministres et autres pontes des sciences de l'education qui n'ont jmais mis un pied dans une classe continuent de nous abreuver de mesures plus absurdes les unes que les autres et a appauvrir les capacités et la culture des enfants dont on a la charge.

A l'instar de ce qui se passe à l'université de Perpignan, l'enseignant est en droit de porter plainte pour injure à fonctionnaire, ça marche là-bas avec mise à pied qq jours des étudiants.
De toute façon, le professeur a donné la gifle que le père n'a jamais eu le courage de donner à son fils. C'est un père abandonnant et il investit dans un futur désastreux pour son môme : il veut en faire un délinquant qui roule des mécaniques ? Pourtant dans les manifs, ils ne les supportent pas les gestes ou les mots et ça va aussi au tribunal !!! Serait-ce une déformation professionnelle d'une personne qui ne peut plus se présenter en civil, mais derrière un uniforme pour une question civile ??? La symbolique est lourde...Tous mes voeux de rétablissement au professeur.
Je suis mère de famille, non enseignante, soucieuse de l'avenir de mes enfants.

Je trouve scandaleux ce qui est arrivé à cet infortuné professeur. Le comportement du père est malheureusement monnaie courante de nos jours, mais que cet événement mineur se soit traduit par une garde à vue et un renvoi en correctionnelle me remplit d'indignation.
J'étais enseignant et jai 67 ans ; je me sens de plus en plus mal dans ce monde de fous (au sens "qui a perdu la raison").

Si j'avais moi traité mon prof de connard et m'étais pris une baffe en retour, mon père m'en aurait collé une deuxième en l'apprenant. Il se serait arrêté à mon manque initial de respect au lieu d'aller jouer au zorro dans le bureau du principal dans l'instant : le sachant d'avance, je n'aurais jamais traité un prof de connard. Toute la différence est là.

On ne rend pas service à ce gamin : il traite son prof de connard pour le pousser à bout, ce qui réussit et se retourne en faveur du gamin. Il n'a pas fini de mal tourner.

Je suis scandalisé, dégoûté. Que ce soit-disant gendarme garant de l'ordre public, qui utilise son uniforme pour régler ses problèmes personnels, fasse un stage de quelques heures dans une école et il comprendra ! Certain que cette gosse ne l'a pas volée sa baffe aprés tants d'insultes qu'elle aura proférées pour pousser cet enseignant à bout (et c'est une fille de gendarme). Honte aux gendarmes pour avoir été au domicile même chercher le fonctionnaire. Quel abus de pouvoir et quelle démesure ! Ainsi va la France...

et François Bayrou qui avait envoyé une tarte au gamin qui faisait ses poches, il va aller en correctionnel lui aussi? pourtant il est ancien ministre de l'éducation nationale! il aurait du donner l'exemple? eh bien, il l'a donné, et il a eu raison.

Lu dans la marge à gauche... tout est dit !

PROF FRAPPÉE - La professeure de français âgée de 26 ans, frappée par un lycéen de 16 ans le 21 novembre à l'Institut Saint-Vincent de Paul de Loos-lez-Lille a «l'impression que sa souffrance c'est pas prise en compte», indique son avocat, Me Guillaume Demarcq. Le lycéen a été condamné le 8 janvier à deux années de placement judiciaire. L'enseignante est toujours en arrêt et bénéficie d'un «suivi psychiatrique» selon son avocat. Les coups avaient brisé une dent et le nez de la jeune femme

Sidérée de voir ce matin un titre de la Voix du Nord : à Berlaimont, un prof gifle un élève! je continue d'halluciner en découvrant l'arsenal déployé contre ce prof.
Je ne suis pas enseignante et sans aucun lien particuleir avec le corps enseignant à qui je trouve souvent des réflexes trop corporatistes.
Mais là, franchement, que nous sert-on ? quel cohérence éducative ? que vont penser les élèves ? jusqu'où sont repoussées les limites à ne pas franchir?
Sûre de ne pas avoir tous les éléments en main pour évaluer l'affaire. Mais la façon dont elle nous est présentée ne facilitera pas l'apaisement dans nos collèges et lycées.

Ce que je ne comprends pas, c'est que cet enseignant ne soit pas encore guillotiné ! Quel coupable laxisme !

Car sachez-le, nous ne vivons plus en France, nous vivons en Sarkozie !

…Incroyable surréaction de la police et de la justice (GAV+ADN = cocktail Old Nick).

Et pleutrerie de l’administration.

Nous sommes nombreux à en avoir fait les frais. Il y a deux ans, à cinq minutes de faire monter sur scène mes élèves-acteurs pour le spectacle de fin d’année, mon toufou de A… fauche B… qui court et l’envoie aux urgences avec la lèvre trouée (on aurait pu passer un crayon par le trou. De colère je renvoie le A… chez lui tout seul comme un grand. A la fin du spectacle sa grand-mère vient faire du raffut comme quoi je n’avais pas respecté les procédure de sécurité. Encore dans le stress de l’accident et du spectacle, je la reçois plus que sèchement, mais on finit par « faire la paix » en décrétant que son A… est quand même bien difficile à tenir.
Et le lendemain les parents débarquent en fanfare à l’école. Pour me voir, pour qu’on s’explique, ce que je suis assez expérimenté pour savoir faire ? Non, chez mon patron, et pour me faire saquer ! Il les calme, certes, mais à aucun moment ne leur demande de me voir, il règle à ma place un problème que je pouvais régler ! Et le toufou n’a pas été puni ! Et les parents du blessé n’ont jamais reçu le moindre signe de vie de ceux de son agresseur !

J’ai quitté ce métier soulagé, et je déconseille à quiconque d’y songer. Faites-vous trader, top-model, vendeur de Rolex, mais prof : jamais !

Quant au collègue, qu’il change de métier, son discrédit est total : inutile de se présenter devant une classe, qui saura bien qu’on peut le traiter de connard.

moi j'aimerais bien savoir ce que le prof a dit ou fait pour être traité de connard...Et s'il était tyrannique?

Je sais bien qu'il n'y a pas de "bonne giffle" mais là le gamin ne l'a pas volée!S'il a vraiment traité son prof de connard , son gendarme de père aurait dû lui en coller une autre au lieu de jouer les majestés offensées!Le respect est une vertu réciproque qui oblige élèves et profs les uns envers les autres.On peut , peut-être , contester les méthodes du prof , mais le respect lui est dû ;et s'il est condamné , si l'éducation nationale ne le défend pas énergiquement et efficacement , si l'élève n'est pas sanctionné sévèrement , si le père gendarme n'est pas , au moins, rappelé à l'ordre par sa hiérarchie - n'a t'il pas un peu abusé? - alors ce sera un scandale , un vrai , un encouragement à la délinquence , de quoi désespérer de notre société , laquelle est vraiment malade.
Il est possible que le prof ait commis une faute , non pas en gifflant l'élève , mais dans son enseignement - auquel cas c'est une affaire avec sa hiérarchie ; mais une réponse insultante de l'élève est inadmissible .Et que son gendarme de père , au lieu d'apprendre la morale à son rejeton , traine le prof en justice , c'est un mauvais coup porté à notre enseignement.
Mais où allons-nous?

je me souviens qu'à Rouen, un instit s'était fait tomber dessus à bras raccourcis par tous les parents "bien pensants", lorsqu'il avait malencontreusement donné une fessée à un élève, après l'avoir séparé d'un de ses petits camarades au cours d'une bagarre que le charmant bambin voulait continuer. La mère du "pauvre petit" avait elle aussi porté plainte, et l'instituteur avait eu des ennuis. Mais sûrement pas autant que ce pauvre prof, visiblement. Ca change de l'époque de mos grands parents. Ma grand mère me dit quand elle voit ça "A mon époque, on n'avait pas intérêt à bouger. Et si jamais j'avais fait une bêtise et m'étais reçu une gifle de l'instituteur, je ne l'aurais sûrement jamais raconté à mes parents: j'en aurais reçu une deuxième!!"
Autre temps, autres moeurs... mais il n'est pas sûr que ça aille toujours dans le bon sens.

quelle misère.Un gamin,ou une gamime ne sias pas ou ne veut pas savoir,le respect.Mais au faite:ou sont les valeurs des parents?
micel Retaité.

L'injure n'aurait pas dû avoir lieu, la gifle non plus. Si je n'approuve pas la réaction du père, j'aimerais rappeler que la gifle est une violence corporelle qui peut avoir des conséquences graves (on se souviendra de la mort de Marie Trintignant...).
Par ailleurs, en 4ème un prof d'EPS m'a cassé le poignet, dans les vestiaires pour filles, car je ne me changeais pas assez vite.Sa hiérarchie a enterré l'affaire, et plusieurs profs m'ont menacée de répercutions si je parlais de ce qui s'était passé...tous solidaires avec leur collègue exemplaire!
Je me méfie donc de tous ces syndicats enseignants qui ne le connaissent peut être pas mais lui donnent déjà toutes les excuses du monde.

Et si ce même prof avait traité ledit gendarme de "connard", le gendarme serait resté les bras croisés ? Une bonne gifle de temps en temps, ca fait partie de l'éducation.
Se faire insulter par un mioche de 11 ans et ne pas pouvoir réagir, c'est quand même le monde à l'envers !

Je ne suis pas prof, mais j'apporte tout mon soutiens à ce prof qui a eu tout à fait raison d'agir comme ça!

Ras le bol de l'idiotie! Quand un ado de 11 ans s'amuse à insulter son prof il faudrait que le prof reste sans réagir (et je ne parle pas de lui mettre un avertissement qui ferait bien rire l'ado avec ses potes).
Quand aux parents ils sont pittoyables, des parents normaux n'auraient pas admis que leur enfant insulte un prof!

Cet élève aurait du être renvoyé de l'établissement pendant plusieurs jours. Scandaleux que le père en uniforme fasse la loi. Comme d'habitude la hiérarchie de l'éducation ne fait rien pour protéger les enseignants.

L'éducation d'aujourd'hui ,n'est plus ce qu'elle était malheureusement.

Les enseignants ont déjà beaucoup de diffultés à exercer leurs professions dans de bonnes conditions, il faut en plus que les parents se mettent contre eux, c'est toute l'éducation qu'il faut revoir à commencer par les parents.

Tout à revoir!!

Signé, un parent de 2 enfants

Si commité de soutien il y a, alors je m'y join de tout mon coeur pour cet instituteur méritant.

En tant que pere,

1) je me serai tout d'abord excuse aupres du Prof car c'est a moi qu e revient l'education de mon gosse.

2) J'aurai ensuite remercie le Prof pour la baffe

3) Je me serai arrange pour que l'autre joue ne sois pas jalouse.

Il faut supporter ces profs qui se devouent tant a faire un boulot que plus personne ne veut faire.

un pere

Le professeur devrait déposer plainte pour insulte publique.

Je voudrais simplement réagir à quelques commentaires, où les enseignants se plaignent de devoir "éduquer" les élèves,, et de ne pas pouvoir enseigner..

Depuis quand l'enseignement est-il indissociable de la pédagogie??
Il est du rôle de tous d'éduquer les jeunes, parents, profs, la société en son ensemble.

En outre, je suis moi même dans l'éducation nationale, et je note que personne ne s'est indigné lorsque la police met plus ou moins régulièrement les menottes au milieu de la cour du lycée à certains élèves! (qui ne sont pas des anges, certes..)

Alors, messieurs et mesdames les professeurs, oubliez un peu le corporatisme, et soyez plus solidaires : envers les collègues, mais aussi envers les élèves.


Et que fait le papa gendarme si d'aventure un"contrevenant" le traite de "connard"?
J'ai ramassé une seule fois dans ma vie une gifle par un de mes instits, je l'avais bien cherché(e) et je me suis bien gardé d'aller me plaindre à mon père. Dans un bon jour il m'aurait dit que je l'avais sûrement méritée, dans un mauvais il m'en aurait asséné une également...Et je ne serais mort ni de l'une ni de l'autre!! Mais il est vrai que c'était il y a bientôt 50 ans!!!!

Je suis absolument scandalisé. Mais quelle évolution du métier, du rapport à l'adulte et de la société nous sommes en train de vivre ! Un gamin de 6e qui refuse d'obtempérer et qui insulte son professeur, on en fait quoi ? Que la plainte émane d'un gendarme - autre représentant de l'Etat - est d'autant plus choquant : lorsque les forces de l'ordre ont affaire à des gamins qui les insultent, ils en font quoi ? Qui finit au poste dans ce cas ? Je suis écoeuré et voudrais témoigner mon soutien envers ce collègue. Bientôt, on verra la notion de préjudice s'appliquer à des remarques formulées sur les copies d'élève ? Et l'effet médiatique auprès des élèves va être sympa à gérer : on insulte un prof et il est appréhendé chez lui, placé en garde à vue et déféré en correctionnelle. Ah, faut tenir pour pas devenir mysanthrope.

Il faut que les syndicats montent au créneau et qu'une action d'envergure soit menée au niveau national: grève d'une heure dans les établissements de tout le pays, pétitions à signer sur un site ou sur papier.
Les enseignants ne peuvent plus travailler sereinement, sont méprisés par une partie de la population qui serait bien incapable de tenir une classe et le gouvernement et les précédents,même de gauche en sont responsables. C'est joli la politique de l'enfant roi.
J'ai fait la même chose une fois dans ma carrière d'instit; j'ai eu le soutien de mon directeur, de mes collègues, de la municipalité, des parents, mais j'ai quand même été mal un certain temps en pensant que j'aurais pu perdre mon emploi à cause d'un gosse mal élevé.
j'ai eu des enfants de gendarmes dans ma classe et croyez-moi qu'ils n'étaient pas soutenus par leurs parents qui étaient en moyenne plus sévères que les autres.
Que ferait le père de ce gamin s'il était insulté par un automobiliste qu'il venait de verbaliser à 51 km/h en ville?

La même histoire au bon vieux temps ( humour...) :

http://educpol.over-blog.com/article-13769016.html


Allons restons calme, si le professeur a un bon avocat et l'autonome derrière lui et si le juge a trois sous de bon sens cela n'ira pas loin.
Le plus triste là dedans c'est le positionnement du rectorat. Ponce quoi ?

Maintenant je ne traiterais pas le gendarme d'abruti car je n'ai pas envie de passer la nuit au poste aux mains de ses copains : c'est au delà de ce terme !

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