En bref

  • TERMINÉ Ce site est fermé depuis le 30 avril 2011. Continuez à lire ses auteures dans Libération et sur Liberation.fr.

A ne pas rater

  • INCARCÉRÉS - On tourne en rond, c'est le titre du livre que Danièle Mercier, de l'association Repousser les murs, a écrit avec des détenus, au gré des groupes de parole qu'elle anime en prison. Un livre-objet en carton gris, qui ressemble à une prison, avec son œilleton qui surveille, pour regarder ceux qui sont dedans. A lire, ici
  • OUALOU - Le clip de On lâche rien, le dernier titre des roubaisiens HK et les Saltimbanks, a été tourné sur une scène-camion, au milieu de la manif sur les retraites, le 6 novembre à Paris. Ça fait des souvenirs, à regarder et écouter, ici
  • INSPIRÉE - Ce n'est pas de l'accordéon, c'est du Laure Chailloux. Sa musique vous attrape par le ventre et ne vous lâche plus. Pour en savoir plus, c'est ici. Pour l'écouter, et voir le détail de ses dates, c'est là

07/11/2007

Toute seule, prisonnière d'une robe blanche

Nadia_ghadanfar THÉÂTRE - Voilà une femme, seule sur la scène du Théâtre de la Verrière, à Lille. Elle porte une robe blanche, clouée au sol. Une robe qui est un drap, un habit de mariée, un voile, un cocon, et une prison. Ça commence: «Quand nous sommes arrivés ici il y a quelques années, je me suis enfermée. La ville me faisait peur. Tu faisais tout : les courses, les papiers -tu sais lire, toi!- tout ce qu'il fallait faire dehors. Moi, je m'occupais du dedans, comme aujourd'hui. D'une certaine façon, je me suis habituée à cette solitude absolue, j'étais amoureuse, je le suis encore».

Dans la robe, longs bras nus, le corps gracile de Nadia Ghadanfar, et une étrange tristesse -étrangeté accentuée par un accent indéfini, la comédienne est née d'une mère allemande et d'un père syrien-, elle est seule dans le rond de lumière, comme une danseuse dans un tout petit espace. A côté, dans l'ombre, un homme muet, Arnaud Marcaille, au violoncelle. Le texte de Fatima Gallaire a été dépouillé de tous ces éléments d'anecdote. A écouter Nadia Ghadanfar, on pense à toutes les femmes enfermées, ou qui se mésestiment.  A la regarder, pense par instants au fragile Baptiste des Enfants du Paradis.
H.S.

Riha, petite forme de trente minutes. Mise en scène Delphine Delafosse et Alhoucine Dhjara. 19h, au Théâtre de la Verrière, 28, rue Alphonse Mercier à Lille, 19h, jusqu'au 10 novembre. 5 et 7 euros.

Suivi de Passerelle, avec Sarah Hamoud à 20h30, 5 et 7 euros.

Rés. 03 20 54 96 75

Photo Théâtre de la Verrière

Commentaires

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas sur ce blog tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Partenariat

Liens

Alertes Messenger

SUR LIBERATION.FR